CARACTÈRES CR ANIOMÉTRIQ UES
individuelle la plus inférieure chez l’Homme, de 38° à 28° dans nos moyennes d’Antliropoïdes, de Piihécieris et de Cébiens qu’il n’y a pas lieu de séparer sous ce rapport, et de 32u à 24° dans les moyennes de Mammifères divers. Cet angle établit, en somme, des catégories en rapport avec les nécessités d’existence qui ont plus ou moins développé le museau. Mais il réunit les Singes à l’ensemble de ces Mammifères, tandis qu’il sépare profondément l’Homme de tous les animaux quels qu’ils soient. Entre l’angle humain le plus petit constaté et la moyenne la plus élevée des Singes, il y a un intervalle de 18 degrés, d’autant plus remarquable qu’il n’y a pas d’intervalle sensible entre les autres groupes d’animaux.
5° V angle aloéolo-condylien de Broca. C’est l’inclinaison de la ligne inférieure du crâne (sans mâchoire inférieure), par rapport à un plan qui est horizontal sur la généralité des Mammifères terrestres dans l’attitude naturelle de la tête. Nous ajournons son examen au chapitre suivant, où il sera question de cette attitude.
Dans tout ce qui précède on étudie la face sans sa mâchoire inférieure. La seule mesure portant sur les deux à la fois est la suivante.
6° L’angle maxillaire de Camper. 11 n’a pas eu le retentissement de son rival et n’en a pas moins autant d’intérêt. C’est celui que forment les deux mâchoires munies de leurs dents à l’extrémité du museau. Il varie dans nos chiffres de 12° chez le Fourmilier à 91° chez un Jaguar pour les Mammifères ordinaires, de 82° à 1 08° chez les Singes pithéciens et cébiens, de 99° à 109° chez les Anthropoïdes et est en moyenne de 155° chez l’Homme. C’est toujours la même conclusion : il n’y a pas lieu de séparer les Anthropoïdes des autres Singes, et ceux-ci passent sans transition aux autres Mammifères. Entre les Singes Anthropoïdes, les plus élevés des Primates, et l’Homme, il y a un gouffre, (fig. 24, p. 133).
Les caractères que l’on tire de la mâchoire inférieure, sans parler des dents qui forment un chapitre distinct, s’étudient habituellement à part. La mesure la plus importante pour notre sujet y est la suivante.
7° L’angle symphysien. Il exprime le degré de projection en avant du menton, par exception sa verticalité chez l’Homme, et sa projection en arrière chez les animaux. Par ce caractère l’Homme se sépare complètement des Anthropoïdes, quoiqu’il ait fourni deux cas jusqu’ici dans lesquels