ONGLES
même chez certains Singes, les ongles ne sont pas toujours franchement plats, et leur phalange offre des passages du cône au fer à cheval. Cela montre que par ces deux caractères, les Primates forment une série se confirmant de plus en plus sans saut. Les ongles n’établissent ainsi aucune séparation entre l’Homme, les Singes et les Anthropoïdes.
Mais ces caractères sont-ils réellement en rapport avec le perfectionnement qu’implique le toucher? Ils existent au pied comme à la main. Qu’il en soit ainsi chez les Singes jouissant de la préhension aux quatre extrémités, cela se comprend. Mais pourquoi persistent-ils au pied de l’Homme qui a perdu cette fonction? L'ongle chez les Singes et les Lémuriens, apparaît d’abord au pouce ou au premier orteil qui, cependant, n’est pas l’organe indiqué pour la sensibilité tactile! Ne serait-ce pas parce que cet organe s’étant constitué essentiellement à titre de crampon, la griffe devint gênante et dut être modifiée par la pression de haut en bas?
Il en résulte que, chez l’Homme, la persistance des ongles du pied ne serait qu’une survivance attestant son origine simienne.
Les deux caractères d’ordre général dont nous venons de parler, — la station et la locomotion avec les membres postérieurs, et la préhension limitée aux membres antérieurs, — ont leur contre-partie dans toutes les régions du corps, notamment dans les muscles, sans lesquels les leviers osseux ne sont que des instruments inertes, et dans les viscères qui doivent s’accommoder à la position du tronc.
Fig. 9ü. — Corpuscule de Puccini chez l’Homme.
Système musciil aire. — D’après la théorie de Lamarck, des besoins et des habitudes amenant la plupart les différences