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SYSTÈME MUSCULAIRE

partie de l’ostéologie et de l’arthrologie comparées, et qu’elle constitue un chapitre du parallèle clés animaux entre eux et de l’Homme avec les autres Primates, chapitre non moins intéressant que celui que nous venons de terminer.

Toutefois, entre la myologie et l’ostéologie, il y a une différence. Les modifications des os sont nettes, palpables, solides, définies, se prêtant à l’application du compas et de la pesée. Celles des muscles sont vagues, incertaines, ne se découvren t que par une dissection minutieuse qui exige de l’habileté et de la mesure, et sont peu fixées dans leur forme typique. Qu’un muscle soit isolé, ou accolé à une masse voisine, ou même uni à elle, la fonction qu il remplit n’en subsiste pas moins. Le corps du muscle vient, comme importance, bien après son attache inférieure. Que celle-ci dévie de quelques degrés, le centre de mouvement sera déplacé, une flexion pourra se changer en abduction ou adduction, ou l’action pourra être annulée.

De là, l’impression générale que laisse l’examen des différences musculaires dans les espèces et les familles. D’une part, elles sont faibles, l’unité de composition y étant plus marquée que dans les os. D’autre part, elles ne rendent pas toujours compte des différences que font entrevoir la fonction de la région et les dispositions du squelette. Çà et là, on trouve quelque muscle en plus ou en moins, des parties plus ou moins volumineuses aux dépens d’autres atrophiées, des fibres musculaires se prolongeant plus ou moins sur un tendon, des insertions différant un peu; mais souvent le principal échappe.

Les muscles, dit M. Testut dans son très remarquable ouvrage, sur les Anomalies musculaires , — si riche de documents, et qui a obtenu le prix Broca, — sont très variable£ chez l’Homme aussi bien que chez les Singes et les autres animaux. Les variations individuelles sont considérables et les descriptions des traités d’anatomie classique ne sont à vrai dire que des schéma.

Le système musculaire ne fournit donc pas au parallèle de l’Homme, des Anthropoïdes et des Singes, des caractères aussi sûrs que ceux tirés du système osseux. Il exige, du reste, des connaissances spéciales, et nous ne pouvons ici qu’effleurer le sujet.

Les Singes ont, de plus que l’Homme, au cou : un muscle acromio-trachélien, à la poitrine un troisième pectoral , à la nuque un cléido-masloidien et un scalène intermédiaire , au

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