‹ L'homme dans la natureChapitre 134 sur 208 · VISCÈRES · texte numérisé non relu

VISCÈRES

Lias un accessoire du long dorsal. A la main il leur manque le long fléchisseur du pouce et le court extenseur du pouce. Au pied ils n’ont pas d’ extenseur propre du gros orteil , mais ont en plus un long extenseur du gros orteil. Tout cela est intéressant, mais n’explique pas par exemple les différences fonctionnelles du pied de l’Homme et du Singe. L’Homme a deux adducteurs et deux fléchisseurs, il a les mouvements pouvant ramener la face plantaire de l’orteil vers l’axe du pied; mais à quoi bon si cet orteil, son métatarse et l’articulation du cunéiforme avec ce dernier, ne sont pas disposés pour y répondre sérieusement? Le triceps sural, dont le soléaire chez les Singes n’a qu’une insertion tibiale et des libres musculaires atteignant directement le calcanéum, le triceps fémoral , et surtout le grand fessier très réduit chez le Singe, volumineux chez l’Homme, sont, eux, en rapport avec ce qu’exige la station, verticale chez l’Homme, quadrupède chez les Singes.

De l’ensemble des dispositions musculaires, il résulte cependant que les Singes sont bien des quadrupèdes, mais spécialement appropriés à la vie arboricole et aux mouvements étendus qu’elle exige ; que l’Homme, au contraire, est merveilleusement adapté pour la station verticale sur ses deux pieds, pour l’emploi exclusif des membres inférieurs à la locomotion et pour l’usage exclusif des extrémités supérieures à la préhension; et qu’entre les deux groupes, les Anthropoïdes rentrent dans le type des Singes, notamment par les muscles des pieds, sauf çà et là quelques dispositions qui attestent un éloignement de l’Homme moindre chez eux que chez les autres Singes. Bref, le système musculaire plaide plus encore que le squelette en faveur de la réunion des Singes et des Anthropoïdes dans un même groupe.

Viscères. — Ils sont de quatre ordres : 1° les centres nerveux et les nerfs sensoriels, cjui sont en rapport avec la vie de relation et peuvent par conséquent, dans la théorie des adaptations par les besoins, varier avec les excitations extérieures; 2U l’appareil digestif et scs annexes qui sont soumis aux différences d’alimentation ; 3° les appareils pulmonaire et circulatoire qui ont trait, comme le précédent, à la vie végétative et sont moins affectés par les changements de milieu chez les Mammifères terrestres; 4° l’appareil de reproduction qui a un régime à part.

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