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ANOMALIES RÉGRESSIVES ET ORGANES RUDIMENTAIRES

ANOMALIES PROGRESSIVES

Il ne reste plus qu’à dire quelques mots de caractères ne se rapportant pas à la question de la distance de l’Homme aux animaux les plus proches, mais plaidant énergiquement en faveur de l’origine animale de cet Homme et montrant par quelles racines profondes son organisme plonge dans l’animalité.

Ce ne sont pas à proprement parler des caractères, pris dans le sens d’éléments composants du type humain, mais de simples faits morphologiques de deux sortes. Les premiers rentrent dans la catégorie de ce que les anatomistes connaissaient sous le nom d 'anomalies et jugeaient jusqu’ici sans importance. Ils se rencontrent accidentellement chez tous les animaux, chez les Singes et Anthropoïdes comme chez l’Homme, plus fréquemment peut-être dans les races inférieures, et relèvent partout évidemment des mêmes causes. Les seconds sont les organes rudimentaires. Les uns et les autres s’expliquent, dans la doctrine du transformisme, par le réveil ou la persistance d’une influence héréditaire ancestrale éloignée : c’est ce qu’on appelle atavisme.

Les arguments invoqués par le transformisme en faveur de l’origine animale de l’Homme — ou mieux de la dérivation les unes des autres de toutes les formes vivantes, existant ou ayant existé, — sont au nombre de cinq principales:

1° L’unité de composition organique et histologique de toutes les parties du règne animal, soit dans les caractères généraux constituant les embranchements et classes, soit dans les caractères particuliers donnant lieu aux ordres, familles et espèces, — unité physique qui a pour contrepartie l’unité des propriétés et des lois biologiques.

2° L’enchaînement gradué, visible, des formes diverses qu’affectent d’une part les organes et appareils, de l’autre les

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