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FISTULES ET KYSTES BRANCHIAUX

surnuméraires, ou polymatisme, dont M. Roger Williams vient de résumer l’iiistoire dans le Journal d'anatomie et de 'physiologie d’Edimbourg de janvier 1891; — les dédoublements de l’utérus, complets ou incomplets, et du vagin ; — les anomalies du placenta.

Nous nous contenterons de deux exemples.

Fistules et kystes branchiaux. — De temps à autre les chirurgiens sont consultés pour des fissures ou des kystes congénitaux siégeant entre autres sur les côtés du cou et à l’oreille. Ce sont des trajets, fermés aux deux extrémités et kystoïdes, s’ouvrant à la peau seulement, ou à la peau et profondément, ceux du cou dans le pharynx. Jusque dans ces derniers temps on ne savait à quoi les attribuer; aujourd’hui l’embryogénie, associée à la théorie de la descendance de l’Homme, en donne l’explication.

Chez les Poissons, d’une façon permanente, et chez les embryons des Mammifères, notamment de l’Homme, pendant quelques jours à peine, il existe des arcs branchiaux destinés chez les premiers à la fonction respiratoire au sein de l’eau, continuant les arcs costaux et continués eux-mêmes par des arcs sous-craniens qui sont, en allant de bas en haut: l’arc hyoïdien, l’arc mandibulaire et l’arc palatin. Entre les arcs il y a des fentes, qui disparaissent chez les animaux terrestres. La plus élevée de ces fentes est représentée chez les Mammifères adultes par la trompe d’Eustache, la caisse du tympan et le conduit auditif externe, les suivantes partiellement par le pharynx.

Les fistules et kystes ci-dessus de l’Homme seraient dus à la persistance partielle de la phase fœtale des arcs branchiaux et sous-craniens correspondant à l’état analogue permanent des Poissons.

Persistance du trou de Botal. — C’est la plllS fréquente des anomalies de conformation du cœur qui trouve son explication dans la doctrine de l’atavisme. En effet, tout dans le cœur s’accorde avec les idées transformistes : l’ontogénie indique la phylogénie, les anomalies reproduisent à la fois les phases de l’une et de l’autre.

Chez le fœtus humain, le cœur est d’abord un tube droit, médian, ne formant qu’une cavité unique et contractile. Vers la cinquième semaine il se partage en trois dilatations : une pour le bulbe aortique, l’autre pour le ventricule, la troisième

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