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L’HOMME DE L’AVENIR

jourd’huine seront plus, l’intervalle aura grandi, le gouffre, dont on aperçoit encore les sentiers qui en relient les bords, sera insondable. L’Homme, avec quelque raison cette fois, enivré de sa puissance, de son altitude vertigineuse, pourra se croire un être hors cadre, le centre autour duquel gravite l’univers, le souverain pour lequel toute la nature a été créée. 11 y formera réellement un règne à part : le règne humain.

Et cependant, au milieu de son triomphe, toujours son corps le rappellera à lui-même, toujours l’anatomiste sera en droit de lui crier, pour terminer en le modifiant à peine par un mot de Broca : Memento te animalium esse.

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