‹ L'homme dans la natureChapitre 21 sur 208 · ETHNOGRAPHIE · texte numérisé non relu

ETHNOGRAPHIE

clés races humaines. A partir de ce moment le désordre . règne, l’ethnologie et l’ethnographie sont tour à tour confondues avec l’anthropologie, l’étude des peuples avec l’histoire naturelle des races. A l’étranger on paraît s’être libéré aujourd’hui de cette acception, mais en France elle persiste.

« L’ethnologie, dit G. Gerland, doit être distinguée de l’ethnographie. La dernière décrit les coutumes, lois et habitudes des nations; la première cherche les conditions qui donnent naissance à ces habitudes, l’influence qu’elles exercent sur la destinée des communautés et le principe de vie qui en résulte. Les deux n’ont rien à faire avec les races, mais seulement avec les peuples. Le but de l’ethnographie est de les décrire, celui de l’ethnologie d’expliquer les conditions physiques, les degrés de civilisation et la vie sociale dans le dessein final de comprendre, par la comparaison des faits, les lois universelles du progrès dans l’espèce humaine. »

Ratzel accepte cette façon d’entendre l’ethnographie dans son ouvrage ayant pour titre la science des peuples ( Volker kunde ), avec cette restriction que, tandis que l’histoire s’occupe spécialement des peuples connus par des documents écrits appelés historiques, l’ethnographie s’occupe spécialement des peuples qui n’ont pas d’histoire, c’est-à-dire des peuples sauvages et des peuples préhistoriques.

Quelques personnes ont une autre façon d’entendre l’ethnographie; ce serait l’étude des peuples, mais par les produits matériels de leur civilisation, c’est-à-dire par les objets.

Voici, du reste, comment se répartissent les matières, telle que nous entendons l’ethnographie.

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