ANTHROPOLOGIE GENERALE, SES MÉTHODES. — CARACTÈRES DESCRIPTIFS
Ainsi que nous l’avons dit, le second point à traiter, avant d’aborder le parallèle de l’Homme et des animaux, est celui des méthodes employées en anthropologie en commençant par la façon dont doivent se recueillir et s’apprécier les caractères destinés à entrer dans la composition soit des sous-Lypes, soit du type général de l’Homme. Les méthodes sont la base de toute science, c’est par elles tout d’abord qu’elle affirme son existence, ses résultats n’ont de valeur que par elles. Or malgré tous les efforts de Broca, en particulier, nous devons reconnaître que l’anthropologie pêche considérablement encore de ce côté ou du moins que ces méthodes sont très négligées parfois et que bien des travaux publiés, qui seraient très précieux, ne rendent que de médiocres services, parce que les règles enseignées n’ont pas été suivies ou l’ont été mal, sans souci de ce qui est généralement convenu et de l’unité nécessaire dans ces sortes de travaux.
Caractères. — Quelques mots d’abord sur les sortes de caractères physiques, les seuls dont nous nous occuperons désormais.
Les caractères sont les différences quelconques de forme, de grandeur, de couleur, de structure que présente un organe ou une portion du corps, pouvant servir à distinguer les groupes. Ils sont le résultat d’une comparaison, d’une recherche. Il est des organes qui fournissent beaucoup de caractères de plus ou moins de valeur, il en est qui n’en fournissent aucun. Un mot leur est souvent appliqué dont le sens doit être compris : celui de type ou de typique.
Nous avons vu que le type d’un groupe zoologique ou anthropologique est l’ensemble des caractères qu’on lui attribue et qui le distinguent des autres groupes; les plus décisifs de ces caractères sont dits typiques. Les caractères dans un