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INDICE PELVIEN DE TOPINARD

Homme. Européen

— Nègre d’Afrique

— Nègre d’Océanie

— Moyenne générale

Anthropoïdes. Gorille

— O rang

— Chimpanzé

— Gibbon

— moyenne des 3 premiers. .

Pithéciens

Cébiens

Lémuriens

Ruminants

Carnassiers • . . . .

Rongeurs *

Édentés

Kangourous

Pachydermes

Il en résulte 1° que, clietf l’Homme à la station absolument verticale, la largeur excède la longueur de ,26 pour 100 en moyenne; 2" que chez les Pachydermes (Éléphants, Rhinocéros), mais pour d’autres motifs, elle l’excède de 18 pour 100;

L’INDICE PELVIEN.

3U que chez les Singes ordinaires et tous les autres Mammifères, la largeur est de 23 à 44 pour 100 plus petite que la longueur; 4° que les Anthropoïdes tiennent le milieu, ceux qu’on appelle les grands Anthropoïdes se confondant

complètement avec l’Homme, le Gibbon se rapprochant au contraire des Singes ordinaires et autres Mammifères, bien qu’il soit séparé de ces Singes par un intervalle de 13 pour 100.

Mais, comme on le voit par les gros Pachydermes, l’indice pelvien est le reflet d’influences multiples ; le Gibbon, que ses allures légères et dégagées éloignent tant des autres Anthropoïdes et qui est un type de transition presque en tout, doit être écarté; le Chimpanzé luimême a un peu de ces allures. Le Gibbon étant mis à part, la moyenne générale des trois autres Anthropoïdes est de H- 13, ce qui les met encore avec l’Homme et laisse en mê-

Fig. 35.

me temps au-dessous un intervalle considérable.

La conclusion c’est que, par ce caractère, les- Anthropoïdes les plus typiques forment un même groupe avec l’Homme et ne se séparent pas des Nègics d Aliique notamment. L’indice général pelvien vient donc à l’appui de ceux qui, comme Linné et Bory de St-Vincent, rangent les deux sous une même dénomination.

Telle est la méthode que nous avons exposée à nos cours et suivie déjà pour un grand nombre de caractères, et qu’il

Schéma de l’indice général du bassin.

1° Échelonnement des distances respectives des moyennes chez: A, Hommes; B, Anthropoïdes ; C, Cébiens; D, Pithéciens; E, Lémuriens; F, Ruminants; G, Carnassiers; H, Rongeurs: 1, Édentés ; lv, Kangourous ; L, Pachydermes.

2" Ecart proportionnel des variations extrêmes chez : A', Hommes ; B', Anthropoïdes.

Topinard.

faudrait continuer dans tous les appareils, dans tons les organes, pour tous les caractères susceptibles de s’exprimer en chiffres. Nous n’y renonçons pas tout à fait mais nous la réduirons à sa plus simple expression.

Nous nous attacherons donc le plus souvent aux caractères descriptifs et dans quelques circonstances seulement aux mensurations, comme pour le poids du cerveau, mais sans manquer de donner la liste des mesures convenant le mieux au sujet et de leurs moyennes chez l’Homme, les Anthropoïdes, les Singes et les autres Mammifères pour aboutir à leurs intervalles. Le cadre à parcourir est vaste. Il comprend les caractères extérieurs qu’on observe sur le vivant, et les caractères intérieurs. Nous laisserons les premiers. Parmi les seconds, nous nous attacherons surtout au squelette, la partie du corps qui reflète le mieux ce qu’il y a de permanent et de caractéristique dans les besoins et le genre de vie. Les muscles et les viscères seront un peu sacrifiés à l’exception d’un organe, le cerveau, qui occupera nécessairement une place considérable, la première.

Voici en somme notre plan :

En première ligne, l’organe dont le verdict pèse le plus dans la balance, le cerveau, siège des merveilleuses facultés, étrangères à notre sujet, qui font de l’Homme le souverain de sa planète. Cinq facteurs concourent à cette merveille : le volume de l’organe, la richesse de ses circonvolutions, sa structure profonde, la quantité et les relations des fibres et cellules qui constituent la matière cérébrale, et les qualités psychologiques propres à chacune de ces cellules. Les qualités de celles-ci échapperont toujours peutêtre à nos investigations directes ; le microscope se charge de leur structure et de leurs relations anatomiques. Les trois premiers facteurs seuls sont de notre domaine.

En seconde ligne, les transformations que le volume du cerveau fait subir au crâne animal pour en faire un crâne humain. En troisième ligne, tout ce qui dépend de l’altitude bipède. En quatrième ligne, la main et les dispositions du membre supérieur en rapport avec les fonctions de préhension et du loucher. En cinquième ligne, les caractères ne se rattachant ni au cerveau directement ou indirectement, ni à l’attitude bipède, ni à la préhension.

Enfin, les caractères qui, sans se lier à notre problème, témoignent de notre origine animale, c’est-à-dire les caractères ataviques et les rudiments d’organes.

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