‹ L'homme de génieChapitre 117 sur 257 · LA CONTRE-VOLONTE · texte numérisé non relu

LA CONTRE-VOLONTE

« La contre-volonté est une chose terrible, et, malheureusement, je peux en parler avec connaissance de cause. Elle a changé ma vie, douce et satisfaisante auparavant, en un fardeau lourd et insupportable.

» Dans ce monde, pour vivre d'une vie réelle, l'homme ne doit pas seulement manger et dormir, il faut qu'il donne une puissante direction à ses facultés, un but à son existence; que ses occupations lui procurent une véritable satisfaction.

» Se traîner mesquinement, péniblement, être insensible aux douceurs de la vie, ce n'est pas vivre : il vaut mieux mourir mille fois, «ou perdre la conscience de soi-même.

)» C'est ce qui m'arriva : Habitué à une vie paisible et douce, je me suis vu tout-à-coup jeté dans un abîme de douleurs. Mon cerveau secoué par de telles extravagances (!), se refusa de procédei' comme dans le passé, et je n'ai plus eu le pouvoir de penser librement à mes affaires. De là la contre-volonté, c'est-à-dire l'enchevêtrement de la vo-

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