Chapitre II
LE GÉNIE ET LES CARACTÈRES DE DÉGÉNÉRE- SCENCE : — Taille. — Rachitisme. — Pâleur. — Maigreur et grracilité. — Physionomie. — Crâne et cerveau.
— Bégrayement. — Mancinisme. — Stérilité. — Dissemblances. •— Précocité. — Tardivité.— Misonéisme.
— Vagrabondagre. — Inconscience. — Instantanéité. — Sonnambulisme. — Le génie dans r inspiration. — Contraste. — Intermittence. — Double personnalité.
— Sottises. — Hypéresthésie. — Paresthésie. — Amnésie. — Originalité. — Mots spéciaux.
Si cruelle et si douloureuse que paraisse la théorie qui identifie le génie à la névrose, elle n'est pas dénuée de solides fondements, môme en la considérant de certains côtés négligés par les plus récents observateurs.
En effet, d'après une doctrine, qui, depuis quelques années, triomphe dans le monde psychiatrique, une grande partie des affections mentales serait le résultât de la dégénérescence; c'est-à-dire — de l'action de l'hérédité sur les enfants d'individus adonnés à l'ivresse, ou frappés par la syphylis, la folie, et la phthisie, ou bien atteints par une cause accidentelle grave, le mercure, par exemple, les lésions à la tête. Ces causes, en altérant profondément les tissus, perpétuent les névroses ou les autres maladies chez le patient, et ce qui est encore plus fâcheux, les aggravent chez ses descendants, jusqu'à ce que la marche toujours plus rapide et plus fatale de la dégénérescence ne