‹ L'homme de génieChapitre 204 sur 257 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

ascendants ne lui firent pas non plus défaut; il comptait, il est vrai, dans sa famille beaucoup d'hommes de réflexion et presque de génie: parmi ses aïeuls un observateur ingénieux tel que Robert, botaniste (1682), Edward, auteur d'un manuel de garde-chasse, contenant de fines observations sur les animaux; son père avait une grande puissance d'observation ; — mais son grand-père paternel, Erasme, génie poétique en même temps que naturaliste, était bègue, emporté, comme l'était aussi un de ses fils, Charles, également poète et collectionneur. Enfin un autre oncle paternel, Erasme, homme de quelque valeur, numismate, statisticien, avait fini par la folie et par le suicide.

On pourrait objecter que l'existence des formes aussi différentes de psychoses, mélancolie, folie morale, monomanie, qui se remarquent, soit complètes, soit frustes, chez les hommes de génie (1), exclut la psychose spéciale du génie et plus encore la psychose épileptoïde. — Mais, peut-on répondre : les récentes études qui ont élargi le cercle de l'épilepsie, ont aussi démontré qu'en dehors du délire impulsif et hallucinatoire, l'épilepsie se greffe à toutes les formes d'aliénation, principalement à la mégalomanie et à la folie morale, et plus encore à ces délires multiples, reparaissant pour les causes les plus légères, à ces formes frustes des maladies mentales, qui sont aussi fréquentes, du reste, dans presque toutes les psychoses dégénératives. (Voir Magnan, — Dejerine, ouvr. citées).

(l) V. pins haat pag. 52 à 132.

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