CHAPITRE PREMIER i
au priolemps . . • ââ
rautomae vient ensuite 15
on en compte très peu en été 10
et encore moins en hiver 5
Les découvertes astronomiques ont été séparées par nous des découvertes physiques, etc., parce que le moment de leur production est moins douteux et pour cela plus important. Nous en remarquons :
en automne 135
au printemps 131
un peu moins en été 120
elles diminuent considérablement en hiver 83 "
Prises dans leur ensemble cependant, nous trouvons une prédominance évidente, pour ces 1871 grandes créations
du printemps 541 — et de l'automne . . 485 sur l'été . 477 — et plus encore sur l'hiver 368
H est donc évident que les premiers mois chauds ont, ^aos les œuvres du génie, comme dans toute la création organique, une prédominance absolue: et il faut remarquer C]u*ils l'ont aussi , bien que la question ne puisse pas être exactement résolue, à cause de la pauvreté des données, pour la qualité. On sait que la découverte de l'Amérique fut conçue au printemps; il en est de même de la découverte du baromètre, du galvanisme, du télescope, des paratonnerres. Dans cette même saison, Michel-Ange eut Tidée de sa grande fresque, Dante conçut la Divine Comédie, Léonard de Vinci son livre sur La Lumière, Gœthe son Fatist; au printemps enfin Kepler découvrit la loi des aires, Milton conçut son grand poème, Darwin son grand système, et Wagner le Vaisseau Fantôme,
De plus, dans le petit nombre de cas où Ton peut suivre, jour par jour, les traces des travaux des grands hommes^
on voit la plus grande activité prédominer dans les mois chauds' et s*affaiblir dans les mois froids. Ainsi dans le Diario de Spallanzani, conservé à la Bibliothèque de Reggio, et particulièrement pendant les années 1777-78-80-81, alors qu'il entreprenait ses recherches sur les moisissures, sur la digestion et sur la fécondation, jai trouvé
50 jours d*observations utiles en mars
» avril
> mai
» juin
» août
» en septembre
Alors qu'elles se
réduisent à
17 jours
d'observations
en décembre
> novembre
» janvier
» juillet
» février
Si nous dépouillons le journal si curieux, rédigé sur ses propres observations, jour par jour pendant 34 ans, par Malpighi, et si nous les groupons par mois, nous voyons encore prédominer pour la richesse des nouvelles découvertes:
les mois de Juillet . avec 71 journées
Juin . .
Octobre
Janvier .
Septembre
Avril
Mars . .
Août . .
Novembre
Décembre
Sur 436 observations nouvelles, 81 à peine, c'esl-à-dire
I moins de 1/5,
appai
mois froids (1).
On voil par les manuscrîls de Galvani, f-xaminés par Ghe-
mdi,
"ii avait achevf!
«n avril 1772 son travail sur riii-ilHliililé,
> 1777 * » les mouvements musculaires,
» 1777 » !> la slrijctui'e de l'oreille,
» 1772 » i> l'os du tympan,
• 1776 > » loigane de louïe,
en mars 1781 * * la cataracte,
«njanv. 1774 » » l'hygiène de la vue.
Il semble en résulter une prédominance remaïquable pour '" mois d'avril, quoique le fait soit moins sûr que pour les deux cas précédents.
io songe ici à toutes les objections ifui pourront se dresser «ontre fie telles conclusions; la pauvreté des données, leur •Ocertilude, la témérité de faire rentrer dans le cercle étroit <ïft la statistique, et à unir dans la même somme les sublimes phénomènes de la création înlelleclnelle, qui paraiïfaicnt les moins susceptibles de calcul et de comparaison.
Dételles objections auront surtout de l'importance pour «elle école qui prétend borner la statistique à l'étalage de gros chiffres, qui préfère souvent la quantité à la qualité, cl qui écarte, à pn'ori, — .'i l'aide d'une éviction préalable, — tout raisonnement sur ses données, comme si les chiffres n'étaient pas de.= faits soumis, de même que tous les autres, ù la synthèse, comme s'ils avaient quelque qualité par eux-mêmes, tandis qu'en réalité ils n'ont de valeur que s'ils sont susceptibles de fournir des matériaux au penseur. Ces 1871 données, quoique trop minces, sont, dans tous I«s cas, préférables à de simples hypothèses ou aux areux 'solés des auteurs, d'autant plus quelles sont avec eux dans
Ml-- op'^m di Malpigliî. Bologui
DEUXIÈME PàBTIE
un parallélisme absolu. Oo pourra donc y voir, sinon une preuve Irrécusable, lout an moins un encouragoment vers une nouvelle série de fécondes recherches psycho-niétÂoriquc?^.
D'ailleurs: les créations géniales ne pourraient jamais être assez considérables pour former de grosses colonnes numériques.
Il est irès-vrai, cependant, que pour Iieaucoiip d'entre elles, la coïncidence chronologique se lie à des circonstances accidentelles, qui paraissent entièrement indépendantes de noire état psychique. Ainsi les naturalistes ont une plus grande facilité d'observation et d'expérimenlalion dans les mois chauds; ainsi, la longueur et l'égalité des nuits âqiiinoxiales, la difficulté d'exumcn dans leâ jours brumeux, l'ennui el le malaise i^prouvés dans les jours trop froids ou ti'op chauds, unireut, pour une grande pari, dans la prédominance des découvertes au piinlemps cl en automne.
Toutefois ces cl ■'constances seules ne sont pas décisives;; nous en serons persuadés sans peine, si nous remarquons), que, par exemple, en ce qui regarde les analomi.s|cs, le^ cadavres abondent dans toutes les saisons, et prîocipali ment dans les saisons froides; que les nuils d'bivei* longues et claires, dans lesquelles rinlluenue de la réfracliou; est bien moindre, déviaient élre favorables aux astronocnea. des climats tempérées, à l'égal des lièdes nuits d'été de*. climats du nord, qui nous donnent, pourtant, le plus gran4 nombre des découvertes aslronouiiqiies, et où la chaleur eaV modelée.
Et qui ne sail, d'ailkurs, que des circonstances accidcD< telles intlucnt même sur ces phénomènes de mort, d'as*sassinats, de naissances, que la statistique considère de plus prés?
Si pourtant tous ces phénomènes nous conduisent à uo résultat identique, ce fuit ne peut tenir qu'à une cause semblable, commune û Ions et qui, évidemment, ne peut être