‹ L'homme de génieChapitre 85 sur 257 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

; confirniL', mais encoce rendu plu^; manifeste par Vcrga{1) qui dans le 1870 coaslala :

1 fou poui' 1775 catlioliijnes ^L 1 < > 384 juifs.

^Bayr nous donne, en 1871, coUc proportion des aliénés en Allemagne Ci):

Prusse . . . . 8,7 p. 10.000 chnH. 14,1 p. 10.000 juifs Bavière .... 9,8 » v 25,2 y t

Allemagne entière 8,6 * » 16,1 > >

Ce sont là des proportions, ou plutôt des disproportions singulières dans une population où les vieillards, qui donnent an grand nombre de démences séniles, sont assez nombreux, mais où les alcooliques sont très rares.

À ce fatal privilège n'ont point songé ces coryphées de l'antisémitisme qui sont une des hontes de l'Allemagne contemporaine (3).

Ils s'irriteraient moins des succès de cette race s'ils eussent pensé ^ toutes les douleurs qui en sont le prix, même à notre l'poque: car, si les tragédies passées ne se renouvellent plus, et si les victimes sont moins sanglantes, elles ne sont pas moins malheureuses, frappées dans la source de leur gloire, h cause d'elle, et privées même de la consolation de pouvoir, comme autrefois, contribuer par leur sacrifice, à la plus noble entre les sélections de l'espèce.

Cela ne se borne pas seulement aux juifs : Bcard remarque (4) que le névrosisme qui domine dans le nord de l'Amérique y fait de cette contrée un pays de grandes orateurs.

(Il -Ireliiiio di Slaliaiica. Roma. 1880.

(î) Dit r»i-fti-*i(, der Blind. etc., 1872.

(3) Bekàr dans »ta Souvenirs dejeunessré]^ a propos des Jaitï allemands «ine ■ depnïa qnc l'Alleinagno s'est donaêe complètement .ia militirisme elle n'annut plus d'hommes de g^aie si elle n'avait pas les Jaifs à qui elle <tl^rmit aa moins être reconnaissante •. Mais il oublie Haeckol, Vireliow, l't Wiigner.

(t) BiiKD. Le nérrosimne nméricaiit. 1S87.

DEIISIÉME l'ARTIE

Celte influence de la race esl aussi visible pour le génie que pour la folie. L'éducation y est pour bien peu, l'hirôdilé pour beaucoup. «Avec l'éducation, dit Helvélius, vous pourrez faire danser des ours, mais jamais créer un homme de génie (i) ».

3. Hérédité du génie. — Suivant Gallon (2) el Ri bot (3), l'hérédité exerce très souvent une grande influence sur le: génie, principalement dans l'an musical qui donne un coiH lingent si censldérabtc à la Tolie. Ainsi Palcslrina, fiendft^ Dussek, Hiller, Eichorn, eurent des fils três-dislîngués dana la musique. André Amall fut le plus illustre d'une famillft de violonistes de Crémone; Dectboven eut le père ténor dft la chapelle de l'Electeur de Cologne et le grand-père chan*| teur, puis maestro de la même chapelle. Bellini Tut fils e^ petit-fils de musiciens; Haydn eut un frère excellent oi nisle el compositeur de musique religieuse; MendelssollQ eut dans sa famille divers connaisseurs en musique; Mozarl était fils d'un maestro de la chapelle du prince arclicvêqW de Salzbourg; Palestrina eut des fils qui moucurent jeune>| mais qui laissèrent des compositions estimables, conservée! dans les œuvres de leur pèi'e.

La famille des Bach présente peut-être le plus beau d'hérédité mentale: elle commence en i550, traversa huit générations, et le dernier membre connu esl Reine Suzannt Bach qui vivait en 1800 dans l'indigence (4). De cette famille sorlirent pendant près de deux cents ans une foule d'artistes de premier ordre. Son chef fut Veit Rach , boulanger à Presbourg , qui se délassait de sou travail par

(Il L'hUtoire biographique enregistre ud aeni cas dans teqacl tes parente ont favorisa de tous lenrs inoyons et le plus ardemment la vocation pottiqne ; et le produit on fut Cliapelain, le ohantre trop connn de la Puerllt/ri

(î) tiAVTos. HéféltiU-ry r,ému). 1868.

(3| BiBot. L'Hérédité pfychutogique. 18TS.

(4) Rom. Ouvrage cité.

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