LES PRÉCÉDENTS, PÉTERS, VILLAGEOIS
Pérers.—V'la nos deux coquins! empoignez-les. /
Zimmerarr.—Mort et furie! nous sommes trahis !
GéRALD.—Grand, Dieu !
FRaANTz.—Péters ! le malheureux !
PérTers.—Arrêtez-les, ce sont des brigands de la Forêt Noire.
GÉRALD.—Misérable !
ZIMMERAFF (leur présente des pistolets) .-Le premier qui bouge, je l'envoie dans l’autre monde.
Pérenrs (les couchant en joue avec son fusil).— J'en tue un.
FRANTZ (se présentant au devant du coup).— Arrête, malheureux !... Mes amis, ne le croyez pas; je connais ces deux hommes, ce sont d’honnêtes gens, laissez-les s'éloigner. :
Tous LES pAysANs.—Ce sont des brigands, nous les reconnaissons. | :
PÉTERs.—Otez-vous, mon père, je fais feu.
ZIMMERAFF.—Fuyons. (Couverts du corps de Frantz, ils parviennent à gagner la porte de la Jerme, en tenant toujours les pistolets braqués sur les paysans. Ils escaladent rapidement la montagne. Les villageois les poursuivent ; ils s'arrêtent sur le dernier plan, et restent en attitude avec leurs pistolets. Péters tire son coup de feu en l'air et vient tomber de frayeur à la porte de la maison. Pendant ce temps-là on sonne le tocsin. La montagne se garnit des villageois et des bohémiens accourus au bruit.)
TABLEAU