SCÈNE IV
PÉTERS, ZIMMERAFF, toujours caché.
PÉTERS.—Pardon, monseigneür. , ZIMMERAFF (à part).—C’est ce grand nigaud.
A pol
MPérers.—C'est assez drôle, ça, monsieur le @mte avec les bohémiens de c’matin! Ah!
Jparemment qu'il se faisait dire sa bonne enture ; en vérité, je suis plus mort que vif... >n papa m'a ion à la lisière de la forêt ; il k allé je ne sais où afin de parler à Jules, et m'a envoyé en avant. Il paraît qu’il veut sser la journée ici, puisqu'il m'a chargé de 08 panier rempli de toutes sortes de bonnes 10868.
MZimmerarr (à part).—Des provisions! tant eux, j’ai une faim !..
Pérers.—Mon Dieu! que d’frayeurs j’ai eu irant le trajet de mon voyage ! Je suis tellefent frappé des histoires de ce matin que je Menais les arbres, les buissons pour l’homme Me la Forêt Noire.
PZimmerArFr (à part).—L'imbécile! (ZI sort:
ducement des ruines.) M P£rers.—C'est au point que pour ne pas ster seul plus longtemps, j’ai mieux aimé Menir par ici que d'aller gagner cette porte l’est sur la grande route. J’en suis presque Mäché, car, pour peu que mon grand-papa soit eur le devant de la maison à regarder la chasse, Me vas sonner au moins deux heures sans Au'il m'entende, et tout ça à cause de ce Mlain homme... Que je lui en veux ! Mon père ’a empêché de l’faire prendre à matin, mais | je Le trouve, il ne m’échappera pas.
DA ZIMMERAFE.—Un moment !
N® Pérers.—Ah ! ah!là!]àl!le v'là!
+ ZimmEerarr.—Ne crie pas!
PÉTERs—Ah! je le voudrais, que je ne le HDourrais pas, j'ai trop peur.
ZIMMERAFF.—Que portes-tu là ?
Pérers.—Des friandises.
ZIMMERAFF (prenant et mangeunt avec avidité), — Voyons ça, y a-t-il quelque breuvage? :
PéTers.—Oui, monsieur, et du bon encore.
ZIMMERAFF.—Donne-moi à boire.
PéTers.—Moi, monsieur!
ZIMMERAFF ( prenant le verre).—Oui, toi, verse moi à boire.
PéTers.—En v’là !
ZimmerAFFr.—Plus que ça, remplis le verre; là, à la bonne heure.
PÉTERs.—Ah ! quel homme, comme il boit, comme il mange |!
ZIMMERAFF.—A ta santé.
Pérers.—Ben du bonheur, en vérité.
ZIMMERAFF (mangeant toujours.)—Tu es fils de Frantz, toi?
PÉLERS.—Oui, monsieur, je suis fils de papa et de maman.
ZiMMERAFF.—C'est un grand imbécile qu’ils ont là!
Pérers.—Tout le monde le dit. |
ZIMMERAFF.—Mais ton père est un brave homme ; c’est lui qui nous a sauvés ce matin, quand tu as voulu nous faire arrêter, misérable |!
PérTers.—Oh! il ne faut pas m’en vouloir, monsieur, j'suis si bête.
ZIMMERAFF.—Tiens, à présent, serre ta bouteille. |
PÉTERs.—J’crois bien, elle est vide.
Z1MMERAFF.—Hein !
Pérers.—Rien, monsieur, rien.
PA |, Se SCÈNE v.
ES PRÉCÉDENTS, GÉRALD, sortant des ruines.
ÉTERs.—Je suis perdu, v’là l’autre.
IMMERAFF.—Eh ! bien ?
MMERAFF.—J’ai mille choses à vous ap- 10 dre.
érers.—C'est fait de moi, s’il a autant d’apt que son camarade.
HMMERAFF (s’éloignant de Péters).—L’infâme rmann médite en ce moment de nouveaux faits, la vie du duc est menacée.
MÉRALD.—Grand Dieu ! le prince !.….
IMMERAFF.—C'est ici que le crime doit se mmettre.
GéRALD.—Il faut empêcher l’exécution de te affreux dessein. Zimmeraff, au nom de tachement que tu me portes, je ten conre, aide-moi à sauver l'électeur.
ZimMEerAFFr.—Il vous a proscritinjustement.
GÉRALD.—N'importe, la vengeance ne peut itrer dans mon cœur, malgré l’horrible inistice dont je suis victime, jusqu’à mon derer soupir je serai fidèle à mon prince et à ma trie.
ZAMMERAFF.—Disposez de moi.
Pérers (cherchant à s’éloigner).— Si je pou- Bis disparaître.
ZIMMERAFF (L'arrétant) —Reste là!
D GÉRALD (à Péters) —Dis-moi, ton père est-il ans ce moment à la ferme ?
à Pérers.—Non, monseigneur, il va veni#ici.
GÉRALD (à part, à Zimmeraff ).—Quels que
JR
soient les dangers qui nous environnent, il fa absolument que je voie mon fils; puis-je com ter sur toi ?
Zxmmerarr.—Vous verrez que mon dévo ment égale mon repentir.
GérALD.—Retirons-nous. (À Péters.) Son à ne parler à qui que ce soit de cet entretie L'existence de ton père, la tienne dépende de ton silence.
ZIMMERAFF.—$Si tu dis un seul mot, c’es moi qui me charge de te corriger de ton indis crétion. (A Gérald.) Partons. (A Péters quitien déjà la chaîne de la sonnette.) Attends pour son ner que je te l’aie permis... Sonne maintenant je te le permets.
PÉTrERs (sonne en criant).—Ah! ah! la! la à moi |! au secours!