SCÈNE VIL
HERMANN, RAGOTZI, GÉRALD cüché dans la guérite.
HERMANN. — Qu'aviez-vous donc, Ragotzi?
Vous avez été bien longtemps à m’ouvrir cette grille.
Ragorzi.—Ma foi, seigneur, j'étais dans mon logement, et je ne pensais pas qu'à cette heure.
HERMANN.—Je viens interroger les prisonriiers. ;
Racorzi (à part).—Nous sommes perdus !
GérALD (à part).—Que va faire Ragotzi ?
HERMANN.—Eh bien! m’avez-vous entendu ?
RaGorzi.—Dans le milieu de la nuit, interroger les prisonniers ?.…
ERMANN.—Oui, amenez-moi Gérald.
Racorzr (à part).—Comment faire! fl me vient une idée! (Haut.) Monsieur le comte est sans doute porteur d’un ordre de Son Altesse ?
HERMANN.—Non, maïs n’ai-je pas le droit ?.…
RaGorzr (à part). — Oh! bonheur ! (Haut.) Je vous connais, seigneur ; je sais quelle est votre puissance à la cour ; cependant je ne puis enfreindre les instructions que j’ai reçues.
HERMANN.—Comment ?
Racorzi.— L’électeur m’a commandé de ne laisser entrer qui que ce soit près de Gérald, sans un ordre signé de lui.
HerMmann.—Cette mesure m'étonne. Ainsi donc, si je demandais à foir Zimmeraff..
RaGorTzi.—Oh! pour celui-là, c’est différent! c’est un coquin de bien moins d'importance et je vous l’abandonne. : .
. HErManNN.—Hte-toi donc de me l’amener Racorzi.—C'est ce que je vais faire, sei-
neur. (En allant ouvrir la porte, il dit à part:) Nous venons de l’échapper belle. (I entre dans la prison de Zimmeraf)