‹ L'homme de la Forêt Noire [microforme]Chapitre 47 sur 64 · AA TT TRE. ” AT · texte numérisé non relu

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a pu être égaré par un ministre criminel ; mais bientôt il connaîtra son erreur, et vous rendra toute son estime.

GéRrALD.—Mon cher Jules,quel que soit mon sort, rèste fidèle à ton prince, sers ton pays avec le même dévoûüment et songe que tu te ner à ta patrie avant même de te devoir à ton

re.

“ JuLes.—Ma patrie sera le lieu que vous habiterez : si nous ne pouvons parvenir à prouver votre innocence, le duc ne refusera point de révoquer l’arrêt injuste qui vous condamne:

c’est le seul prix que j’exige pour tous Îles ser vices que je lui ai rendus; alors nous abandonnerons à jamais ce pays; nous irons vivre sous un ciel étranger et votre fils consacrera tous les instants de sa vie à vous faire oublier vos infortunes. |

GÉRALD.—O mon fils

AuGusTE.—Ne parlez point de vous éloigner, Jules ; j'espère qu'aucune circonstance ne vous y obligera. Demain les prisonniers doivent être transportés à Manheïm ; je le jure, Gérald, avant cet instant, j'obtiendrai que mon père vienne entendre votre justification. Mais n’existe-t-il aucune preuve qui dépose en votre faveur ? -

+ GÉRALD.—I] existe une correspondance entre mon persécuteur et l’un de ses agents.

.. Jus ET AuGusre.—Oh! bonheur !

GÉRALD.—Mais j’éprouve une répugnance invincible à la mettre sous les yeux du prince ; elle compromet un malheureux auquel j’ai les plus grandes obligations.

AUGUSTE.—Que votre innocence soit reconnue et nous obtiendrons facilement sa grâce.

Ses SCÈNE VI.

LES PRÉCÉDENTS, HERMANN à la grille, RAGOTZI.

Racorzi.—On sonne |

Auausre.—Qui s'approche ?

Juzes.—$Silence !

HERMANN (en dehors). —Ouvrez, Ragotzi.

Tous.—Dieu! c’est Hermann !

Auausre.—Eloignons-nous. |

JuLEes—Cette correspondance, où est-elle ?

GÉRALD.—Dans les ruines de Schekenteim, sous une pierre, au pied de la statue mutilée qui se trouve à l’entrée du Donjon. |

JULES.—J'y vais, et je serai bientôt de retour.

HERMANN (toujours à la grille). — Ragotzil!

Ragotzi !

AGOTZI.—Eh ! vite! Eloignez-vous.

Jures.—Mais, mon père |...

AuGusre.—Îl ne peut entrer.

GÉRALD.—Que devenir !

Racorzi.—Venez dans cette guérite. L’obscurité l’'empêchera sans doute de vous apercevoir. :

JuLes.—Adieu, mon père.

GÉéRALD.—Adieu. (Jules et Auguste sortent.

Gérald se place dans la guérite.)

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