LES PRÉCÉDENTS, JULES
JuLEs.—Prince, mon père n’est pas coupable, voici les preuves de son innocence.
L'ELECTEUR.—Donnez, donnez, Jules.
HERMANN (à part).—Je suis perdu !
AuGusTE.—O Ciel! je te rends grâce !
L’'Erroreur.—Misérable ! tu m'as rendu le plus injuste des souverains; gardes, qu’on l’entraîne et qu’il soit livré à toutes les rigueurs des lois.
HERMANN.—Je marche au trépas; mais en montant à l’échafaud, mon cœur tressaille encore de joie en pensant que j’ai entraîné mon ennemi dans la tombe.
Jures.—Que veut-il dire? (On entend deux sons de cor.)
HEnxmanN.—Ah! je suis vengé.
L'ELECTEUX.—-Que signifient les sons de cor que je viens d'entendre !
HE£ErRMaANN.—Ils sont le signal de la mort de Gérald.
JuLEs (portant la main sur la garde de ‘son épée).—Scélérat! crains tout de ma vengeance. (On entend un bruit au dehors.)
L’ELECTEUR ET AUGUSTE.—Qu’entends-je ?
Racorzi.—Le bruit part de ce côté.
ZIMMERAFF.— Ordonnez qu’on ouvre cette :
porte, seigneur ; je tremble...
L'ErEcTeuRr.—Ragotzi, je vous l’ordonne.