LES PRÉCÉDENTS, PÉTERS
PÉTERS (sort de la maison, et dresse sur une table deux couverts, du vin et des verres).—Mon père, v’la de quoi déjeuner.
FRANTz.—Bien ; allons, Ragotzi, à table!
RaGoTzi.— Volontiers, dépêchons; car j'ai encore de l’ouvrage.
FRaANTz (à Péters).—Boïs, mange !
PÉTERs (Pêéters mangeant une tranche de pain). —Mon père, je gage que vous avez trouvé que j'étais longtemps.
FRANTz.—Comme à ton ordinaire, tu es si peu actif! | :
PéTers.—C'est que, voyez-vous, je me suis disputé avec mon grand-père! Il veut me soutenir que l’homm:,de la forêt noire est un honnête homme. re
FRANTzZ.—C'est possible.
PérTers.—Bah! un vagabond, un mauvais sujet qui court la forêt, qui fait peur à tout le monde avec sa vilaine barbe noire et sa figure de réprouvé !
FRANTz.—Quel est ce bruit ?
Pérers.—Ah ! mon papa, v'là de la visite!
FRANTZ.—Qui est-ce qui nous arrive ?
“its
Pérenrs.—C’est mon frère Jules qui arrive sur un cheval superbe, avec trois autres seigneurs.
Franrz.—Jules |
Ragorzr.—Et qui est-ce qui l'accompagne ?
Pérers.—Ce sont trois personnes ; sur lesquelles trois personnes, il v en a deux que je ne connais pas; et l’autre dont je ne sais pas le nom.
RaGorzi.—Il est ton fils celui-là!
Pérers.—Les deux personnes que je ne connais pas, je ne sais pas qui elles sont ; mais la personne dont je ne sais pas le nom, c’est ce grand seigneur qui est toujours avec monseigneur et qui a l’air si méchant, si sournois !.…
Racorzi.—C'est le comte Hermann !
FranTz (à part).—L’ennemi de mon maître !
Ragotzi, de la discrétion sur ce que je t'ai confié |
RaGorzr.—C'est mort !
Pérers.—V'là ce grand seigneur qui vient ici avec Jules ; les autres gardent les chevaux. Les v’là, les v’là !