I. — Chaîne principale
Alpes Noriques.
Chaînes latérales :
a — au Nord :
b — au Sud :
!• Alpes de Salzbourg,
!• Alpes Cadorîques,
2« Alpes de Radstadt.
2* Alpes Camiques,
3* Alpes de Croatie ou de
Karawanka,
4» Alpes Juliennes,
5» Alpes de Styrie ou de
Carinthie,
6» Semmering.
En résumé, la région des Alpes constitue, au centre de T Europe, une énorme masse de roches éruptives, flanquée de roches calcaires et sédimentaires, présentant ensemble une superficie d'environ deux cent à deux cent vingt mille kilomètres carrés.
Le développement total de la chaîne, mesuré sur la ligne de faîte, qui occupe à peu près le milieu du massif, est de quinze à seize cents kilomètres.
Le nombre des cols et des dépressions de toute nature de cette crête dentelée est de près d'un millier. Une trentaine seulement sont régulièrement praticables.
La largeur du massif varie de cent cinquante à trois cents kilomètres.
La hauteur de la crête principale est partout supérieure à 1,370 mètres. Cette faible altitude est celle du passage du Brenner. Un grand nombre de crêtes latérales se soudant sur la crête principale ont une hauteur supérieure.
La chaîne principale et les chaînes latérales présentent sur tout leur développement une succession
presque ininterrompue de sommets variant de trois mille à quatre mille mètres. Un assez grand nombre de cimes dépassent quatre mille cinq cents. Le dôme supérieur atteint 4,810 mètres; c'est le mont Blanc. Les plus grandes altitudes se trouvent dans les Alpes Occidentales et Centrales. La chatne y est en général plus élevée et moins large que dans les Alpes Orientales, les versants plus rapides, les escarpements plus aigus, l'obstacle plus difficile à surmonter.
Bien que la chatne des Alpes soit le plus haut relief de r Europe, elle ne constitue pas la ligne de partage des eaux de TOcéan à la Méditerranée. Ce n'est que sur une assez faible partie de son long développement — la région des Alpes Rhétiques, qui n'a qu'une centaine de kilomètres — que les Alpes font partie de la ligne ininterrompue de faîtes, d'une altitude en général bien inférieure, qui rejette toutes les eaux de l'Europe et de l'Asie au Nord et à l'Ouest vers l'Océan Atlantique, la Baltique et l'Océan Glacial, au Sud vers la Méditerranée, l'Adriatique, la mer Noire et la Caspienne.
La barrière des Alpes présente de sérieuses difficultés de passage dans la partie occidentale et la partie centrale qui séparent, la première l'Italie de la France, la seconde la Suisse de l'Italie. Deux cols, celui de Tende et celui du mont Genèvre, permettent de franchir la chatne italo-gallique à une assez faible altitude et dans des conditions relativement faciles. Mais la chaîne peut être aisément tournée à mi-côte en ondulant le long des contreforts qui dominent la Méditerranée. Les difficultés sont plus grandes, les
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cols plus élevés, les pentes plus raides dans tes Alpes Pennines et dans la région du mont Blanc. La traversée présente, au contraire, des conditions exceptionnellement favorables à la grande coupure du Brenner. Du Brenner à l'extrémité orientale des Alpes, les reliefs s'aplanissent d'une manière très marquée. Les larges vallées des principaux affluents du Danube, l'Enns, Tlnn, la Muhr, la Drave, la Save, communiquent entre elles par des cols facilement accessibles, conduisent presque toutes au Brenner et permettent de passer ainsi d'un versant à l'autre de la chaîne principale, du Nord au Midi, de l'Orient à l'Occident. Les Alpes n'ont donc été un arrêt sérieux pour les migrations des peuples que dans la partie qui sépare la Suisse et la France de la grande plaine du Pô.