DÉCADENCE DES COMBATS D’ANIMAUX
encore ses combats d’animaux. A la vérité, ce n’est que très-exceptionnellement qu'on y a vu figurer les nobles représentants de la faune tropicale. Il a fallu se contenter de nos bêtes indigènes, ne pas dédaigner même de vulgaires animaux domestiques, et descendre graduellement jusqu’aux plus infimes. La canaille romaine exigeait que ses pourvoyeurs dépeuplassent, pour la divertir, les plaines, les forêts et les montagnes des trois parties du monde; elle voulait compter par centaines les Lions, les Panthères, les Tigres, les Éléphants qui s’entr’égorgeaient sous ses yeux. Nos Sportsmen de tout étage eu sont réduits à se passionner pour des duels de Coqs et des batailles de Rats !
Les combats de Chiens, d’Ours, de Loups, de Taureaux, de Sangliers étaient autrefois assez goûtés des grands personnages, principalement en Angleterre, où l’on élevait avec un soin jaloux, pour ces exercices , des races de Chiens aujourd’hui éteintes ou dégénérées, telles que les ISull-Dogs (Chiens de Taureaux), les Mastiffs (Molosses ou Chiens d’Ours) et les Blood-hounds (Chiens de sang). Les deux premières races dérivent du type Dogue, auquel se rattachent d’autres Chiens également remarquables par leur force, leur courage et leur férocité. La ' troisième fait partie de la nombreuse famille des Chiens courants ou Chiens de meute. Les uns et les autres ont rendu d’incontestables services pour la chasse aux bêtes fauves, et les combats singuliers qu’on leur faisait livrer en champ clos à leurs ennemis naturels, — qui sont aussi les nôtres, — avaient assurément leur raison d’être, comme moyen d'entretenir et de développer leur force