CHAPITRE IV
Chiens île Cuba. Ces animaux fuient pour les conquérants du Nouveau-Monde de puissants auxiliaires. Christophe Colomb en avait une vingtaine dans la troujie avec laquelle il livra aux Indiens son premier combat. Ils y liront merveille. Les autres conquistadores suis irent cet exemple, et leurs Chiens de guerre devinrent la terreur des malheureux Indiens. Deux entre autres sont restés célèbres, et les historiens Ferdinand d’Oviedo et Barthélémy de Las Casas nous ont transmis le récit de leurs exploits sanglants. L’un de ces- héros de l’espèce canine avait été nommé Bezerillo (le petit veau , à cause de sa grande taille et de sa force. Il appartenait à Diego de Salazar; il était de couleur fauve, avec le tour des yeux et le museau noirs. L’autre, Leoncello (le petit Lion , était lilsde Bezerillo et avait pour mailre Vasco Nunezde lialboa, ou, selon Oviedo, un dos soldats de ce chef. Bezerillo n’était pas moins remarquable par sa sagesse et son discernement que par son audace. Il s’élancait sur les bandes d’indiens et en saisissait un par le bras. Si le prisonnier se laissait emmener, le Chien ne lui faisait pas d’autre mal; mais s’il résistait, il était étranglé sur le champ. Bezerillo savait, du reste, parfaitement distinguer les Indiens ennemis et ceux qui avaient fait leur soumission et s’étaient ralliés aux Espagnols. I n capitaine du nom de Iago de Senadza voulut un jour se donner le plaisir de voir Bezerillo déchirer une vieille Indienne. Pour cela il chargea la pauvre femme d'aller porter une lettre à Salazar, comptant bien que le Chien, qui veillait à la porte de l’habitation, se jetterait sur la messagère et la mettrait en pièces. Or le Chien commença en effet par
Bi iiTillo et la vieille Imlieune.