‹ L'homme et la bêteChapitre 184 sur 232 · LES COMBATS D’ANIMAUX · texte numérisé non relu

LES COMBATS D’ANIMAUX

— Ah! c’estcomme ça, dit l’ouvrier. Eh bien, tu vas avoir ton affaire aussi.

Et le voilà qui se met à frapper le maître comme il avait frappé la bête. Mais les aides du saltimbanque arrivent à la rescousse ; l’Ours se relève et reprend courage ; d’un autre côté, des ouvriers, voyant leur camarade près de succomber sous le nombre, prennent parti pour lui; la mêlée devient générale; les hommes jurent, l’Ours grogne, les femmes crient , les enfants pleurent. Finalement la gendarmerie , attirée par ce vacarme , intervient et, non sans peine, rétablit l’ordre.

Nos voisins d’Outre-Manehe n’ont pas perdu leur goût traditionnel pour les combats d’animaux. Cependant il leur a bien fallu renoncer au brave jeu de l’Ours, du Taureau et du Bull-dog. Les Ours sont devenus rares; les Taureaux sont devenus... bœufs. 11 s’est formé, dans le Royaume-Uni, une société puissante pour la protection des animaux, et le Parlement a édicté des lois qui punissent avec une certaine sévérité les traitements cruels à l’égard des serviteurs de l’Homme. La race des Molosses anglaise! celle des Blood-hounds sont à peu près éteintes. Celle des Bull-dogs, ou, comme on l’écrit en français, Boule-dogues , a beaucoup perdu sous le rapport de la taille. Les ancêtres terrassaient des Taureaux et des Ours; les neveux étranglent des Bats , et ils ont pour émules , dans cette guerre moins héroïque, mais infiniment plus légitime que l’autre, les Terriers à poil ras, ou Bull-terriers, qui sont un peu leurs cousins, et les Terriers-griffons ou Rattiers écossais.

Les combats de Chiens et de Rats — il serait plus exact

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