‹ L'homme et la bêteChapitre 19 sur 232 · LE MONDE AVANT L’HOMME · texte numérisé non relu

LE MONDE AVANT L’HOMME

les chants des Oiseaux; dans le concert de tous ces êtres, il ne manquait que la voix de l’Homme » Et quel dommage, n’est-ce pas, que des hommes, mais des hommes intelligents , dignes observateurs et interprètes de la nature , des hommes tels qu’un Audubon ou un Uwingstone n’aient pas été là pour contempler cet immense épanouissement de la vie! quel dommage que nul pinceau, nul crayon n’ait pu nous transmettre dans leur vérité les scènes de ce monde étrange, et que notre imagination seule puisse, en rassemblant les matériaux recueillis par la science et en les complétant par des données plus ou moins hypothétiques, nous faire assister par la pensée à un spectacle dont les scènes les plus imposantes de la nature contemporaine ne peuvent donner qu’une idée imparfaite!

Et qu’on ne croie pas que ce spectacle fût celui du désordre, de la guerre et de la destruction : non. I.a paix était rarement troublée entre ces êtres de grande taille et de robuste appétit, qui pourtant avaient besoin d’une prodigieuse quantité d’aliments. Les explorateurs modernes de l’Afrique centrale ont constaté que les herbivores qui habitent ces contrées n’ont, d’espèce à espèce, que très-peu de sujets de querelle et vivent en bonne intelligence, parce que, vivant de façons différentes, ils ne sont point obligés de se disputer les substances dont ils se nourrissent.

pu être appelé le Lion de Armée, au même titre que le Sanglier fossile dont on vient de parler a été nommé le Sanglier d'En manthe.

1 Considérations générales sur les animaux fossiles de Pikermi, extrait de l'ouvrage intitulé : Animaux fossiles et géologie de fAttigne. Itroch. gr. in-8°, Paris, 1860.

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