LES COMBATS DE TAUREAUX
tions de Paris et de l'empire. C’est ce qu’il faut éviter; c’est ce qui m’interdit toute concession contraire à la législation. »
Quelle est dans l’espèce cette législation? Existe-t-il en France une loi qui interdise aux gens de se faire éventrer publiquement par un Taureau? Je ne crois pas, en vérité, que nos législateurs aient prévu cette sorte de délit. Au surplus, je le déclare franchement , ce n’est pas ici l'homme, toréador, picador, cspada, que sais-je? qui m’intéresse le moins du monde. Un individu qui exerce un pareil métier ne m’inspire que du dégoût, et je liens que sa mort est une perte peu regrettable. Mais il y a là de pauvres bêtes dont on donne l’agonie en spectacle à une foule ivro de carnage ; ces bêtes sont des animaux domestiques, et la loi Grammont interdit de les maltraiter abusivement en public. II n’en faut pas davantage pour que les combats de Taureaux ne puissent être tolérés; et cela est heureux en vérité.
Passion pour passion, je préfère do beaucoup, — sans toutefois l’approuver, — celle qui en Angleterre entraîne invinciblement en un même jour les gens de toute classe, de toute condition, de tout ûge vers un seul lieu, pour assister, les uns, — les heureux! — en réalité, les autres au moins par la pensée, à la fête nationale par excellence, la course de Chevaux. Ce jourlà toutes les affaires chôment, la politique est oubliée, les Chambres suspendent leurs travaux.
« C’est, dit M. Alphonse Esquiros , une loi traditionnelle du parlement anglais que les membres prennent un jour de congé pour assister aux courses d’Epsom. Ces