‹ L'homme et la bêteChapitre 28 sur 232 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

marquable, le Chien, sont entièrement absents. l)’un autre cùté, les ossements du Cheval et tlu Renne, surtout ces derniers, se trouvaient en grande quantité, et je ne suis pas aussi certain que MM. Christy et Lartet que quelques-uns d’entre eux tout au moins n’aient pas appartenu à des individus réduits en domesticité. »

Le Chien existait déjà dans quelques parties de l’ancien continent à l’époque de la pierre brute, et il dut être là le premier des animaux domestiques, parce qu’il était le plus intelligent, le plus enclin à s’attacher à l’Homme et le plus apte à le seconder puissamment dans la première de ses industries, la chasse. Ce fut grâce à lui que l’Homme, muni des armes qu’il savait confectionner, put prendre sa revanche contre les bêtes sauvages, commencer son œuvre de destruction, et plus tard s’approprier d’autres espèces. Mais c’est seulement dans les cavernes et dans les autres stations humaines se rapportant à l'âge de la pierre polie, et surtout dans les kjükkcnmüddings du Danemark, que l’on trouve des indices probables de la domestication du Chien, à savoir des os de cet animal, et des os d’autres Mammifères, dont les parties les plus tendres et les plus riches en sucs nutritifs ont été croquées ou rongées évidemment par des Chiens. On remarque d’ailleurs que souvent les os du Chien lui-même ont été brisés méthodiquement et portent des traces de l’action d’instruments tranchants ; ce qui tend à prouver que si les anciens habitants de l'Europe septentrionale se servaient du Chien comme auxiliaire, ils ne laissaient pas de le manger. Cette coutume est encore fréquente, on le sait, chez beaucoup de peu-

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