‹ L'homme et la bêteChapitre 29 sur 232 · APPARITION DE L’HOMME EN EI’ROPE · texte numérisé non relu

APPARITION DE L’HOMME EN EI’ROPE

plades sauvages, ainsi que dans certains pays civilisés : en Chine, par exemple.

On est naturellement conduit à se demander si les hommes de l’Age du Renne avaient réduit ce Ruminant en domesticité, ou s’ils se contentaient de le chasser et de le tuer. Cette question est difficile à résoudre. Ce qui est certain, c’est qu’on en tirait grand parti; que ses os, ses bois et sans doute aussi sa peau servaient à confectionner une foule d’ustensiles, d’outils, d’armes de chasse et de guerre, et même d’objets de fantaisie. On trouve dans les cavernes à ossements de nombreux spécimens de ces produits de l’industrie et de l’art primitifs. Ce sont îles pointes de harpon ou de flèches barbelées, des manches de hache ou de couteau , et d’autres pièces d’un usage indéterminé, souvent sculptées ou gravées avec une certaine habileté. Ces essais artistiques, exécutés sur l’os, la corne, l’ivoire ou la pierre, représentent trèssouvent, à ne pas s’y méprendre, le Renne dans diverses positions. Les sculpteurs de l’Age des cavernes semblent affectionner particulièrement cet animal; ce qui donne lieu de supposer qu'il était pour eux un auxiliaire dont ils appréciaient l’utilité.

M. Le Hon dit, à la vérité, que « les peuplades de l’Age du Renne ne connaissaient ni l’agriculture ni la domestication des animaux utiles 1 » ; qu’elles se livraient exclusivement à la chasse et à la pêche. Et à l’appui de cette assertion il ajoute en note : « Une vertèbre de

1 L’Homme foml * , l re partie, chap. III (I vol. gr. in-8°; Paris et Bruxelles, 1888).

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