CHAPITRE IV
Renne, portant encore la pointe de flèche en silex qui l’a percée, indique qu'on chassait le Renne à l’état sauvage. On a constaté aussi, dans les cavernes, que les cartilages ont dû rester attachés aux os que l' Homme rejetait après en avoir extrait la moelle, et que les arêtes des cassures sont restées vives; ce qui ne pourrait être si le Chien avait été domestiqué à cette époque *. » Je n’ai rien à dire contre cette preuve, en effet très-admissible, île l’absence du Chien domestique; mais pour ce qui est du Renne, de ce qu’on en tuait des individus à l’état sauvage, il ne s’ensuit nullement qu’on n’en n’avait pas à l’état domestique. Pareille chose se v oit de nos jours dans les contrées polaires, où le Renne esta la fois, pour les Lapons, les Samoïèdes, les lakoutes, un gibier et un animal domestique. De même les Tartares et les Kalmouks, qui ont tous des Chevaux et en prennent le plus grand soin, ne laissent pas de chasser à coups de flèches ou de fusil les Chevaux sauvages qui errent dans leurs steppes en troupes immenses.
La domestication du Chien et de quelques herbivores devient infiniment probable lorsqu’on arrive à l’Age de la pierre polie et à l’origine de l’Age du bronze, dont lesfnmuli de la Grande-Bretagne et du nord de l'Europe, les kjokkenmôddings danois et les cités lacustres de la Suisse offrent de nombreux débris. « Il serait très-intéressant, dit sir John Lubbock, de savoir quels étaient les animaux domestiques de l'Europe septentrionale pendant l'Age de pierre. Quelques archéologues, le professeur Steenstrup ,
1 Luc. cil.
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