‹ L'homme et la bêteChapitre 72 sur 232 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

De la domestication des Gibbons. — Description de ces Anthro|>üiiH)r|ilif<;. — Leur caractère, leurs habitudes, leur intelligence. — Observations de Duvaucel. — Sollicitude et soins maternels. — Observations de sir St. Ilatfles et de G. Bennett. — Le Gibbon et le jeune Malais. — Histoire d'Lngka. — La traversée. — (Jngka et la petite lillr pa|K>ue. — t 'ngka à table. — Les Gibbons tlooloclis du colonel Gordon et du I> r B.irrougli. — Consi. lérations et concluions relatives a la domestication ries Gibbons. — De la domeslicalion du Lion. — Conclusion générale.

De tous les Anthropomorphes, les Gibbons sont ceux que l’on connaît le mieux et qu'il serait le plus aisé de connaître tout à fait. Leur habitat est plus étendu que celui des autres grands Singes; ils sont plus nombreux, et, si l’on veut bien me permettre cette expression , j'ajouterai qu’ils sont plus Singes; leur conformation, leur organisation et leurs instincts, en les rapprochant davantage du commun des Quadrumanes, rendent en quelque sorte leur position plus nette vis-à-vis de nous.

Dans l’humeur farouche et mélancolique du Gorille, du Chimpanzé et de l'Orang-Outan, dans leurs habitudes solitaires, dans la fureur violente ou la sombre tristesse qu’inspire aux individus adultes la perte de leur liberté, on est tenté de voir la notion confuse de l’espèce d’ostracisme dont la nature les a frappés. Ces êtres hybrides et bizarres nous apparaissent comme des déclassés qui se sentent mal à l’aise en ce monde et souffrent do leur

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