‹ L'homme et la bêteChapitre 73 sur 232 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

isolement. Ni Hommes ni Bêtes, ils n’ont leur place nulle part. Retirés dans les forêts les plus épaisses, on dirait qu’ils ont pris en aversion tous les êtres, qui, de lpur côté, les fuient, les repoussent ou les persécutent, et qu’ils évitent même de communiquer entre eux, n'ayant rien à

Gibbons.

échanger que l’idée confuse, mais toujours présente, de leur commune disgrâce. Ils font penser aux parias, aux poulialis que la société hindoue rejette de son sein parce qu’ils ne sont d’aucune caste, ou aux malheureux qui, par leur difformité, leur laideur ou leur faiblesse intellec-

DOMESTICATION DES GIBBONS

tuelle, sont voués au dédain ou à la risée. Ils produisent sur nous l’impression d’une caricature de l’Homme, mais d’une caricature qui ne donne point envie de rire, et ls font horreur s’ils ne font pas pitié. Les Gibbons ne pro-

Main antérieure du Ciblon.

Main postérieure du (tiblion.

v oq uent ni l’un ni l’autre de ces sentiments désagréables. Ils amusent par leur vivacité toute simienne, et l’on ne peut s’empêcher d'admirer l’élégante précision de leurs

IGA

Page 1