‹ L'homme et la modeChapitre 27 sur 37 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

DOLBAC, M"=^ DE VERRIÈRE, M*»" DENNEVAL,

LURTLBIE.

M"'*' Denneval a exécuté ce raouvemrnt degaucheà droite en remontant vers Dolbac. Les Invités sont venus en scène, quelques-uns se sont placés aux tables de jeu. M*"^ DENNEVAL.

Venez donc , Dolbac, nous aider à faiie entendre raison à M™* de Verrière qui a encore des scrupules »i\ sujet de Vicior.

ACTK II, SCtNK m. 17

DOLBAC

Quoi !... ce rustre... mais ce n'est pas un être comme nous... c'est un produit du huitième sièclequi aura été oublié dans un coin inhabité de ce monde. m'"^ de verrière.

Comme vous le traitez...

DOLBAC.

C'est un sauvage... et un sauvage, dans un pays civilisé, doit servir aux plaisirs des gens du monde... Dans ce moment , vous le savez, , pas de bal , de réunion qui n'ait son proverbe ou son escamoteur... sa chansonnette ou son myslitîcatour... mais, c'est toujours la même chose... à vous donc, à vous la gloire de la découverte de riiomme bouffon, sans s'en douter... du comique de bonne foi, qui donne à rire à ses dépens el se joint mêuie quelquefois aux rieurs, pour se moquer avec eux de sa piopre maladresse.

jjipe pg VERRIÈRE.

Je vous l'ai dit , Dolbac , je ne veux pas avoir à me reprocher le chagrin que ce jeune homme peut rproiiver. s'il s'aperçoit...

m"* denneval.

Mais il ne verra pas qu'on se moque de lui.

LURTUBIE.

Est ce qu'on voit jamais cela ?

DOLBAC.

Lurlubie a raison... il y a un Dieu pour li^" gens ridicules... {Aux Invites.) Figurez-vous, mesdames, un homme jeune et joli garçon, habillé comme au temps du consulat... instruit el spirituel, mais ignoran-l des

choses de ce monde, comme notre premier père el apportant dans la sociéié les mœurs de I âge d'or. TOiis, riant.

Al. ! ah ! al. !

M™* DENNEVAL.

Aussi. alU.ns-noiis bien rire à ses dépens.

M'^^DE VERRIÈRE, à part.

Heureusement, il ne viendra pas!

UN DOMESTIQUE, annonçant du fond.

M. le cou.ie de Slelval !

DOLBAC.

C'est lui!

m""-' DE VERRIÈRE, à fart, avec douleur. Il n'a pas reçu ma lettre !

SCEIXE IV.

LES MÊMES, VICTOR ; il tient le milieu de la scène. Lorsque l'on a annoncé Victor, tout le monde s'est avancé avec ciiiiosifé. Victor a passé au milieu, il est mis avec élégance, ses manières sont aisées. Il salue les Invités. CHOEUR.

Air :

Dieu : quelle élégance !

Il est vraiment charmant!

Nous saurons, je pense, D'oii vient cv changement ?

M™* DE VERRIÈRE, à part, avcc joie.

Est-ce une illusion ?...

M™* DENNEVAL, fi part.

Qu'est-ce que cela vent dire ?

VICTOR, à 37™* de Verrière.

^Pernittiez moi, madame, de vous remercier de votre

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