Route vers la Potamie. 2. Route vers Bisutun et Ecbatane
La stèle de Hurin-cheikh-khan se trouve à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Khalman
en dehors des limites de la carte.
cité de la basse Mésopotamie était la grande dominatrice des plaines, c'est à Suse, à Persepolis ou autres lieux de la Perse méridionale que se concentrait la force des habitants du plateau; lorsque Ninive prit le premier rang dans la région de la Mésopotamie supérieure, c'est vers Ecbatane que se reporta le grand foyer de domination pour les Iraniens.
Il y a vingt-cinq ou vingt-six siècles, lorsque l'histoire de cette
partie de l'Iran commence à se préciser, la prépondérance des Mèdes ■existait probablement depuis de nombreuses générations, mais elle n'était pas acceptée docilement par les autres populations de plateau, et cet antagonisme dut avoir pour résultat d'amoindrir la puissance de la confédération iranienne sous l'hégémonie des tribus du nordouest. La lutte entre Mèdes et Assyriens remplaçait donc celle qui,
D'après une photographie.
STÈLE ET INSCRIPTION QTTADRILINGTJE DE BISUTTXÏT.
durant des milliers d'années, avait existé entre Susiens et Cbaldéens, mais la position des Iraniens au nord, privilégiée par la possession de la forteresse naturelle de l'Atropatène, était autrement forte que celle des Elamites, dont Suse, la capitale, était exposée aux attaques dans la basse vallée des avant-monts.
Maintes fois, pendant près de deux siècles, les hordes guerrières des rois d'Assyrie s'élancèrent à l'assaut des défilés et souvent réussirent à opérer des razzias heureuses et des soumissions temporaires. Ue des premiers sar monta jusqu'au lac d'Urmiah, Salmanasar III pénétra par le col du Zagros et parvint probablement jusqu'à l'endroit où s'élevait la ville naissante d'Ecbatane; Sargon. observant une méthode constante, déplaça les populations qu'il soumit, et colonisa, avec des éléments syriens et phéniciens, quelques vallées de la
EMPIRE DES MEDES
Médie : des étalons des plaines niséennes furent plus d'une fois apportés em tribut au vainqueur, mais les dominateurs ninivites citent avec tant de complaisance le moindre succès remporté sur leurs voisins, « les puissants Mèdes », qu'on peut douter de la soumission réelle de ces derniers.
Au moment où la puissance des Vssyriens atteignait sa plus grande extension, une secousse des peuples venant de l'Asie centrale remit tout en question .
Les Sakes (Scythes) envahirent toute l'Asie antérieure , depuis la Bac trian e jusqu'au voisinage du delta nilo tique; en sept ou huitans, vers la fin du règne d'Assurbanipal, ils saccagèrent la Médie, l'Assyrie, l'Arménie, la Babylonie, la Pales- ~~ Une, la Phénicie, puis disparurent ,
submergés dans le nombre des populations vaincues. Le flot dévastateur n'avait fait que passer, mais l'équilibre des nations était bouleversé.
Les Mèdes, que probablement la nature montagneuse de leur contrée avait garantis d'une destruction complète, furent les premiers à se
D'après un bas-relief du Musée du Louvre.