COLONNES LOTIFORMES
plus ancienne colonne « lotiforme » que l'on connaisse fut découverte N° 144. Plan de Nekab (Elkab, Eileithyiaspolis).
E.deGr. 32°48'
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,» Tombes des Bedja. \% Carrières.
i 2 ïKil.
1. Débris Temontant à la 4 e dynastie. 2. Inscriptions des 5 e et 6 e dynasties.
3. Tombeaux de la 18 e dynastie. Là se trouve racontée la prise d'une ville des Hyksos, Hauaru
(Avaris, Hawara ï), par Ahmes. 4. Temple de Thutmos III.
5 et 6. Temples d'Amenhotep III. 7. Temple de Ramsès II.
Sur les hauteurs de Nekab, Somers Clark a trouvé des restes préhistoriques, analogues . à ceux de Kurna, Nagada, Abydos, etc.
Les cotes sont données par rapport au niveau des plus hautes crues, marqué par la ligne O m .
en i8o3 près d'Abusir : elle date de la 5 e dynastie. Du reste, ultérieu-
203 l'homme et la terre. — Egypte
rement des colonnes de style différent eontin aèrent à être employées. Si le bois fut pour quelque chose dans l'architecture des Egyptiens, la richesse et la beauté des pierres qui se dressent nues à l'orient et à l'occident de la vallée contribuèrent plus encore à la splendeur des temples: les falaises environnantes étaient autant de modèles pour les architectes. Les admirables roches des monts égyptiens avaient tenu en réserve, pour ainsi dire, la merveilleuse architecture du monde nilo tique ; les granits de Silsileh, celui qui prit le nom de « syénite >r, les porphyres et les serpentines donnèrent aux riverains du fleuve les matériaux superbes de leurs temples, tandis que les calcaires de Mokattam, de Ptolemaïs, compactes ou nummulitiques, si faciles à travailler, fournissaient les blocs de pierre pour les pyramides, les constructions moins somptueuses et les blocages.
Quelques-uns des temples présentaient dès proportions superbes par la hauteur de leurs pylônes et de leurs colonnades, mais les édifices, maîtres de l'espace, s'étendaient surtout en longueur et en largeur ; en ce pays sans pluie, leur niveau supérieur s'arrêtait aux dalles horizontales des terrasses, parallèles à la grande plaine que parcourt le fleuve. Les monuments égyptiens ont un caractère de majestueuse uniformité, qui ressemble à celui de la contrée, aux grandes lignes régulières fuyant vers l'horizon lointain*.
Lorsque les Egyptiens élevèrent les monuments grandioses qui nous étonnent par leurs nobles dimensions, mais n'en sont pas moins d'une remarquable simplicité de style, ils avaient acquis déjà des connaissances techniques très étendues, et certains détails de leur œuvre témoignent, plus encore que la construction des pyramides, de leur initiation aux lois astronomiques.
Trois années d'études en Egypte ont persuadé Norman Lockyer que les temples étaient construits en vue de l'observation dés étoiles et du soleil ; ils étaient disposés de manière à permettre de jnoter les positions relatives et de mesurer certains arcs, soit aux solstices, soit aux équinoxes. Ainsi, ayant visité le temple de Karnak en 18-91, l'astronome anglais constata qu'un corridor était orienté de telle sorte que, de l'autel, le prêtre vît le soleil an moment de son coucher à réquinoxe,
1. Aïig. Mattauzzi, Lés Facteurs de V Evolution des Peuples, p. 53.