‹ L'Homme et la Terre, 1905, tome 2Chapitre 152 sur 364 · RELATIONS AVEC L'ÉTRANGER · texte numérisé non relu

RELATIONS AVEC L'ÉTRANGER

objets qui, n'étant pas de provenance égyptienne, furent nécessaire- N° 147. Communications intermaritimes.

31° E.de Gr,

D'après Lùiartt de JicV^hnds et aufr&s.

o io 50 looKil.

Le canal du Nil à la Mer Rouge par le lac Timsah et les lacs Amers est indiqué par un triple trait discontinu, le canal maritime récent par un triple trait continu.

On ne sait à qaelle époque lointaine faire remonter l'existence du premier canal; entre autres souverains, Séti I er , Ramsès II, Niko II, Darius, Ptolémée Philadelphie, Trajan, Amun attachèrent leur nom à cette œuvre.

ment introduits par la voie du commerce : le doute n'est plus permis II 12*

à cet égard, les Egyptiens avaient certainement, dès les premiers âges, des rapports directs ou indirects avec les populations de l'Ethiopie, de la Libye, de l'Arabie voisine. Certes, il eût été fort étrange qu'un peuple, établi sur le bord d'un fleuve qui faisait du transport incessant des denrées une condition essentielle de la vie nationale, pût arrêter brusquement son trafic à toutes ses frontières, et des faits nombreux, constatés par les archéologues, ont en effet démontré que le mouvc^ ment du commerce, se propageant au loin, était irrépressible. Ainsi, les « bois pharaoniques », c'est-à-dire les planches des cercueils trouvés dans les fouilles des nécropoles royales, appartiennent, du moins en partie, à des arbres dans lesquels l'examen microscopique a -permis de reconnaître avec certitude l'if commun (Taocus; baccata). Or, cette espèce ne pousse pas en Egypte, et même ne saurait y pousser « en raison de ses exigences biologiques » ; il fallait donc que ce bois fût importé d'un pays étranger, qui, d'après les données de la géographie botanique, ne peut être que la Cilicie. Voilà donc une preuve positive qu'un certain commerce maritime existait entre l'Egypte et les pays d'outre-mer aux premiers âges historiques 1 . Ce n'est pas tout : les annales nous parlent aussi de voyages lointains accomplis par des explorateurs d'Egypte. Sous le Pharaon Assa, de la cinquième dynastie, c'est-à-dire à une époque de soixante siècles antérieure à nous, un général fameux, Urdudu, avait pénétré dans le pays de Punt, d'où il ramena un nain, un de ces Âkka que nos voyageurs modernes ont redécouverts avec étonnement. Un autre voyageur, envoyé dans les contrées du sud, Khirkuf, poussa plus avant qu'Urdudu, jusque dans la « Terre des Bienheureux » où il prit également un nain ou donka, dont la vue « remplit de joie et d'amour le cœur du Pharaon ». C'est là ce que raconte l'inscription dite de Khirkuf, découverte en 1892 par SchiapareUi sur une colline des environs d'Assuan. Ainsi, des témoignages couvaineants établissent qu'il exista des rapports anciens entre l'Egypte et les bords de la Méditerranée ainsi que ceux de la mer Rouge ; de même, des relations fréquentes s'étaient certainement nouées entre les deux centres de civilisation, Memphis et Babylone; mais on n'a jusqu'à maintenant constaté aucune trace certaine de va-et-vient direct entre l'Egypte et

1, Beauvisage, Recueil des Travaux relatifs à la Philologie et à V Archéologie égyptiennes et assyriennes, tome XVIII.

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