‹ L'Homme et la Terre, 1905, tome 2Chapitre 185 sur 364 · CRETOIS · texte numérisé non relu

CRETOIS

1/2 nature.

1. Arthur Evans, A Mycenean System of Writing in Crète and the Peloponnesus.

THALASSOCRATIE CRETOISE 267

qu'elle eut certainement à une époque ancienne, sa forme fait corn-

N° 155. Thera ou Santorin.

(Voir pages 264 et 265.)

D'après D-A PhUippsoTv

isKil.

Le nom d'Aspronisi s'applique à la petite île sur la paroi sous-marine entre Therasia et la pointe sud-occidentale de Thera, les îles du centre sont toutes des Kaïmeni (Brûlées); de l'Est à l'Ouest, on a Mikra-Kaïmeni, Nea-Kaïmeni et Palœa-Kaïmeni.

prendre pourquoi la puissance Cretoise n'eut pas la force nécessaire pour maintenir à la domination maritime une certaine unité. Non

GRECE

seulement l'île est très allongée, ce qui facilite la segmentation des habitants en groupes distincts sans cohésion forcée, mais les massifs de montagnes sont disposés de telle sorte, au centre et aux deux extrémités, que l'île se trouve réellement divisée en trois domaines naturels sans rapports les uns avec les autres.

Ce fat toujours par l'emploi de la violence, contrairement aux affinités spontanées, que la domination ayant son siège au milieu

de la Crète, dans les campagnes que domine le mont Ida, berceau de Jupiter, put s'étendre sur les montagnards de l'est et de l'ouest. Par la distribution normale des habitants en groupes disposés linéairement en des vallées de difficile accès, la Crète devait naturellement se diviser en de nombreuses petites républiques, assez fortes pour se défendre chacune contre sa voisine, trop faibles pour résister à une grande invasion. L'île ne présente point d'unité ; se composant de nombreuses individualités ethniques en lutte les unes avec les autres, elle devint une proie facile pour des envahisseurs étrangers ; sa liberté date des temps du mythe et de la tradition, mais pendant les temps historiques, elle fut toujours asservie.

Les Phéniciens furent au nombre de ses dominateurs : ils s'emparèrent de la Crète comme de Santorin et de tant d'autres îles de la Méditerranée. La preuve en est dans le culte du Minolaure, que l'on doit identifier avec le Moloch phénicien, le monstre à tête de bœuf, dont les bras se resserraient sur des victimes humaines. Ce culte dura longtemps, puisqu'il se maintint jusqu'aux temps où les immigrants

Cl. MonatsheJEte, Berlin.

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