GUERRE DE TROIE ET SES SUITES
changer en acier : d'où le nom de chalybs que prit le nouveau produit. La guerre, fatale aux Troyens, qui furent exterminés ou vendus
N° 161. Ubi Troja fuit.
26° E . de Gr
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La difficulté de tourner la pointe de Kum-Kalessi conduisit les marins à établir une route de terre entre la baie de Bechik (Besika Bay) et la première anse du détroit des Dardanelles. C'est cet isthme que surveillait Ilion.
comme esclaves sur les marchés lointains, fut aussi funeste aux Grecs : elle ne porta que malheurs avec elle. Tandis que les peuples civilisés des petits Etats de la Grèce méridionale envoyaient leurs
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hommes les plus vaillants et dépensaient toutes leurs ressources à la conquête d'un empire, les Doriens, barbares du Nord, profitaient de l'affaiblissement de leurs voisins et parents pour envahir les contrées du Sud, appauvries, privées de leurs défenseurs : une nouvelle migration de Grecs eut/lieu. La disposition triangulaire de la péninsule des Balkans devait avoir pour conséquence de comprimer les peuples dans la direction du Sud; chaque grand mouvement se propageant des plaines du Nord aidait aux migrations qui se faisaient des vallées dé l'Hœmus et du Pinde vers la Thessalie et l'Epire, et de ces contrées elles-mêmes vers les bords du golfe de Gorinthe et le Péloponèse. C'est ainsi que les Pélasges s'étaient répandus dans les contrées du Sud, ainsi que les Argiens du Nord, groupés au pied de l'Olympe, avaient émigré vers la péninsule du Midi qui devint l'Ajrgolide. , Homère mentionne à peine les, Doriens; ceux-ci, pauvres clans de montagnards, ne comptaient guère à son époque parmi les peuples de la Grèce proprement dite. Pourtant les dissensions des Hellènes policés et l'affaiblissement des Etats méridionaux leur fournirent l'occasion de prendre un ascendant qui dura pendant des siècles. Guidés par des princes achéens qui se prétendaient « fils d'Hercule » et qui voulaient retourner en conquérants dans leur patrie, les Doriens quittèrent leurs âpres régions pour aller gaiement au pillage de contrées plus ensoleillées. De rudes agriculteurs et de pâtres qu'ils étaient, ils se firent, nous l'avons dit, hommes de carnage et de butin, ce à quoi leur milieu sauvage les prédisposait déjà. Ils apprirent à vivre, « non du soc de la charrue mais du fer de la lance » : terres, esclaves, richesses, ils demandèrent tout à cette pointe acérée qu'ils tenaient devant eux. Il semble d'ailleurs que ce mode de combattre leur facilita la victoire : contre les Achéens qui se précipitaient en désordre, à la façon des héros d'Homère, en commençant par se braver et s'injurier mutuellement, les Doriens s'avançaient en silence, pressés les uns contre les autres, comme un rempart mouvant 1 : c'était presque la phalange macédonienne, plusieurs siècles avant Philippe.
Les invasions doriennes se succédèrent probablement pendant de nombreuses générations d'hommes, et tous les indices s'accordent pour faire de cet exode la simple continuation de mouvements antérieurs