‹ L'Homme et la Terre, 1905, tome 2Chapitre 288 sur 364 · FUREUR GUERRIERE · texte numérisé non relu

FUREUR GUERRIERE

de petits peuples lui faisait un cortège de haines, il lui assurait en même temps des amitiés ■. Dès ses origines, la petite nation se rattachait à plusieurs cités, à plusieurs races, à plusieurs religions et réunissait en elle de très précieuses parentés qui furent une grande force dans ses alliances. Les Albains, habitants delà ville d'Àlbe dont les jumeaux fondateurs de Rome étaient originaires, nous dit la légende , se composaient euxmêmes de deux populations associées et non confondues, l'une indigène, l'autre de souche étrangère:

celle-ci, nous diton, serait venue de Troie sous la conduite d'un prêtre et fils de roi, le « pieux »

Enée, et l'on sait cette tradition antérieure à l'époque où les Romains entrèrent

en rapports avec l'Orient 1 . Dans la première juxtaposition des races qui se rencontraient à Rome, il était naturel que les forts voulussent se rattacher par l'origine à la nation la plus civilisée d'alors et qu'on reléguât les faibles parmi les indigènes à demi barbares. Les plé-

Musèe de tapies.

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