‹ L'Homme et la Terre, 1905, tome 2Chapitre 330 sur 364 · André Lefèvre, L'Histoire, p · texte numérisé non relu

André Lefèvre, L'Histoire, p

mais les charges militaires inférieures appartenaient de fait, et probablement en vertu du suffrage, à ceux qui plaisaient aux camarades par leur prestance, leur courage, leur talent de persuasion, ou bien qui s'étaient distingués dans les guerres antérieures 1 .

La validité physique étant la condition première d'une bonne défense nationale devint pa r cela même la raison unique du droit de vote ; les soldats seuls votaient en citoyens actifs, puisque seuls , ils pouvaient lever le bras pour sauvegarder la terre et la vie de tous. C'estprécisément laconception opposée à celle qui prévaut en France et dans les autres Etats « démocratiques »

modernes, où les soldats sont tenus systématiquement en dehors de la masse des citoyens, de peur qu'ils ne fassent cause commune avec l'un ou l'autre des partis en lutte, révolutiounaire ou césarien. Dans l'Europe moderne les soldats ne votent pas ; dans la Rome antique les citoyens votaient aussi longtemps qu'ils avaient la force et la virilité, c'est-à-dire jusqu'à l'âge de soixante ans. Pour se rendre au lieu de vote, il fallait défiler en des passages très étroits où l'on se suivait un à un, de sorte qu'il était facile de reconnaître immédiatement les arrivants ; dès qu'un vieillard ayant dépassé l'âge réglementaire se

Cl. Alinari.

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