‹ L'Homme et la Terre, 1905, tome 2Chapitre 8 sur 364 · Porte Amanicienne · texte numérisé non relu

Porte Amanicienne

Il y a deux mille ans, le Sarus débouchait probablement dans la lagune qui borde encore le littoral ; le Pyramos atteignait la mer à l'extrême pointe sud de la plaine (W. Ramsay).

à l'occident : on constate l'arrivée de colons sémites de la Cilicie à la Carie sur toute la longueur du littoral. Au nord de la péninsule, c'est en sens contraire que se portèrent les émigrants ; tandis que des marchés de commerce, fondés par des Grecs du midi, s'établissaient

PHENICIE

sur le littoral péninsulaire, des déplacements de peuples s'accomplirent souvent des côtes sarmates — c'est-à-dire de la Russie actuelle — vers celles de la ïhrace et de la Bithynie, puis, de proche en proche, le long des montagnes du Pont jusqu'au pied du Caucase- Ainsi les Kimmériens, de même origine que les Thraces d'Europe,

D'aprèa A.-H. Sayce. BAS-EELEEF HÉTÉEN A KELtEB, PRÈS D'aÏNTAB

pénétrèrent fréquemment dans l'Asie en franchissant le Bosphore et se répandirent tout le long de la côte ; à l'ouest, où la chaîne bordière est interrompue, ils envahirent aussi l'intérieur de la contrée et donnèrent naissance aux populations phrygiennes. Cette invasion des Thraces, tantôt guerrière, tantôt pacifique, est un fait sur lequel les témoignages des anciens et les recherches des savants modernes s'accordent parfaitement \

Dans la partie antérieure de la presqu'île, sur les rivages de la mer Egée, on constate aussi une poussée ethnique dans la direction

1. François Lenormant, Les Origines de V Histoire, tome II, p. 366.

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