MIGRATIONS DES PEUPLES
de l'ouest à l'est : l'hellénisme avait pris son origine en Europe, d'où il envahit les îles et le littoral asiatique et pénétra même, par colonies compactes, jusque dans l'intérieur du pays ; en Cappadoce on voit, côte à côte, les descendants des Hellènes, des Iraniens et des Sémites.
N° 99. Mouvements ethniques.
Grecs, Kimmériens, Galates, Arméniens , Sémites, Phéniciens . \^r \2 ** 3 4 ^r 1 S S 6
sookil.
Les mouvements du peuple des Hittites furent de beaucoup antérieurs à ceux des populations mentionnées sur cette carte, les Phéniciens exceptés, et ne sont pas indiqués ici. L'influence de cette nation se serait propagée du haut bassin du Kizil-Irmak, d'un côté vers le sud-ouest jusqu'à la mer Egée, de l'autre vers le sud-est, jusqu'en Syrie (voir pages 27-29).
M. W. Ramsay a trouvé en Phrygie de très nombreuses inscriptions hébraïques, surtout aux environs d'Akmania. Un autre tournoiement d'hommes avait entraîné des Galates, c'est-à-dire des Gaulois, frères des habitants de l'Europe extrême, jusque dans le cœur même de la péninsule d'Anatolie.
Quoique séparée des plaines sarmates par une mer tempétueuse,
l'Asie Mineure n'était pas moins en relations fréquentes, directes et indirectes, avec ces terres hyperboréennes. D'abord, depuis les âges reculés, des Argonautes, grecs ou phrygiens, s'aventuraient sur les eaux noires et redoutables pour aller conquérir des « toisons d'or » sous diverses formes, précieux métal, étoffes ou denrées. Puis les routes du littoral étaient aussi connues : la mer Ascanienne — car tel paraît avoir
été le nom primitif du bassin maritime qu'on appela plus tard le « Pont Euxin » ,
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Eu?£tvoç — n'est pas assez étendue pour que les populations riveraines n'en aient pas au moins soupçonné les contours ; d'ailleurs, le rebord très élevé de l'arête de Grimée et, bien plus encore , les hautes montagnes du Caucase, aux neiges étincelantes , se montraient de fort loin aux navigateurs, marquant ainsi nettement une partie de la grande ellipse décrite au nord par les rivages.
11 est vrai que, vers l'orient, la communication par terre avec les plaines de la contrée devenue aujourd'hui la Russie méridionale était fort difficile, du moins par la voie la plus courte, car il aurait fallu pour cela longer de promontoire en promontoire la côte abrupte que dominent les escarpements du Caucase, et pareil voyage ne pouvait guère être entrepris que par des marchands, en groupes peu nombreux, demandant l'hospitalité de village en village : des peuples migrateurs auraient été trop embarrassés dans leur marche par les obstacles de toute nature, escarpements et gaves. Mais, par les rives occidentales de la mer Noire, les routes de migration étaient plus
VUE DU VILLAGE d'uBGUB (Voir page 27).
Cl. du Globus