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SQUELETTE HUMAIN

Comparé au squelette de cliimpanzé de la page 16.

l’homme et la terre

mort, quand une ouverture de sa cabane donnait entrée au redoutable suceur de sang. Enfin, les infiniment petits, sans parler des microbes de l’air, sont parfois des adversaires auxquels le colon doit céder.

Dans les régions où les moustiques tourbillonnent par nuées, affolant les êtres vivants sur lesquels ils se posent, la lutte était imjjossible avant que les médecins entomologistes eussent découvert le rôle des insectes anophèles dans le transport des microbes et enseigné, propagé les moyens de les combattre sous leur forme larvaire. Sur les bords du lac Pontchartrain et de maint lagon de la Louisiane, dans les îlots d’herbes du Bahi’-el-Ghazal qu’habitent les Nuêr et les Denka, il serait absolument impossible de résister et de vivre si l’on ne se couvrait d’argile, d’ocre ou de cendre.

En pareils lieux, l’homme ne pouvait guère que passer et fuir ; mais dans la plus grande partie des étendues terrestres, il a pu lutter, s’accommoder au milieu, et, soit par ses forces isolées, soit par l’alliance avec d’autres animaux, arriver à se faire dans le monde une très large place, qui comporte la domination effective sur un grand nombre d’espèces animales et la supériorité incontestable sur les autres, sauf, pour un temps, sur les invisibles microbes, dans sa lutte pour l’existence.

Pour les âges obscurs, dépourvus de toutes dates précises, il semble que le fil conducteur doive complètement manquer, et cependant, même en ces ténèbres, les hommes qui vécurent et se succédèrent en nombreuses générations ont laissé des traces de leur existence, suffisantes pour que le savant ait pu en constituer une science nouvelle : la préhistoire.

En effet, si les annales proprement dites manquent aux peuples antérieurs à l’écriture, si même on ignore les noms qu’ils portaient et les langues par lesquelles ils émettaient leur pensée, du moins a-t-on trouvé dans la terre d’innombrables documents : os d’hommes et d’animaux domestiques, outils, armes, amulettes, bijoux, pierres taillées de toute espèce, dont l’étude et le classement ont révélé, dans leurs grands traits, les civilisations de nos ancêtres préhistoriques. Il est même possible que l’on arrive un jour à fixer d’une manière générale la succession des périodes chronologiques dans le développement de CCS populations primitives, et maintes fois on l’a tenté déjà : du

PRÉIIISTOIIIE

moins les archéologues peuvent-ils dérouler la série des âges de la préhistoire avec une ampleur et une logique supérieure à celle des écrivains qui, sous le flot des détails de l’histoire écrite, cessent d’apercevoir le mouvement des idées maîtresses.

La préhistoire, comme ensemhle d’études rattachant l’homme actuel à l’homme d’autrefois et nous permettant d’assister à l’évolution continue pendant le temps, constitue une science d’origine très récente : la

N° 2. Fossiles humains trouvés dans le monde.

Canevas homjoloffrxiphu^ue

5000 10000 15000 Kil

1. Trinil, fragment de crâne et fémur de pithécanthroiie, trouvé par M. Eugène iJubois.

2 ^Chickasaw, fragment de crâne (âge discuté). yTumulus de l’Illinois, 2 os frontaux, id.

O ICalaveras, crâne (discuté).

7Carson City. id.

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