‹ L'homme et la terreChapitre 157 sur 279 · Andi'é Lel'èvre, Reli/jioHS ei Mythoiogies comparées · texte numérisé non relu

Andi'é Lel'èvre, Reli/jioHS ei Mythoiogies comparées

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tine, ou bien une chimère de désespéré que de vouloir, chacun pour soi, se suffire à soi-même. Puisque les conditions mêmes de la vie l’exigent, l’étroite solidarité d’homme à homme, c’est-à-dire la morale humaine dans son essence, fut toujours pratiquée, non seulement entre ceux qui se pressent à côté les uns des autres, mais aussi entre les morts et les vivants, entre ceux qui parcourent leur carrière consciente et ceux qui ne sont pas encore.

Quel précepte de morale peut dépasser en force et en ampleur le dicton recueilli par Radloff parmi les populations sauvages de l’Altaï: «Quand tu vas mourir, ne jette pas ton pain; quand tu quittes un champ, commence par le semer' » 1

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