Abords de la Côte dalmate
Courbes de niveau de loo, 200, soo it looo mètres. 1; soooo'oo
Ô 25 50 100 ISO kil.
presque exclusivement en poissons et aùtres « fruits de mer » que l’on
l’homme et la terre
trouve surtout dans les flaques, entre les pierres des récifs, au milieu des fonds de sable ou de vase.
Mais l’apre recherche du gibier marin et, chez les jeunes, l’esprit d’aventure devait entraîner les riverains de l’Océan à dépasser la zone soumise aux marées. Comment les enfants auraient-ils pu échapper à l’enthousiasme du jeu et de la lutte contre les vagues? Ils voient les ondes qui s’alignent au loin en longues rides, puis se gonflent de plus en plus à l’approche du rivage et s’avancent comme les colonnes d’une armée en bataille; bientôt elles se hérissent en crêtes aiguës, se recourbent en crinières d’écume, et s’écroulent successivement, ajoutant chacune le fracas de sa lourde masse au tonnerre continu des brisants, au sifflement des fusées qui s’élancent obliquement à la plage. Ce mouvement, ce tumulte donnent une ivresse nouvelle à l’adolescent ivre de sa force : il se précipite dans le bouillonnement des eaux, se
bat contre le flot qui le soulève et le renverse, le traîne sur les galets, mais, s’aidant d’un brusque reflux, il repai'aît à la surface, au delà du cordon des eaux croulantes, et le voilà qui se joue comme un triton sur l’onde plissée se déroulant au large.
Grâce à ces jeux de force et d’adresse, l’homme, aux prises depuis son enfance avec la puissante mer, arrive à s’y mouvoir comme un amphibie.
Ce que les voyageurs nous racontent des Carolins, des Polynésiens et autres insulaires vivant dans les eaux tièdes des mers tropicales semble tenir du merveilleux. Pendant des heures, des journées entières même, les nageurs océaniens se maintiennent sur les vagues comme dans leur élément naturel.
Au dix-huitième siècle, lors des voyages qui nous révélèrent les mœurs des habitants de la mer du Sud, les navires jetaient l’ancre à plusieurs kilomètres du rivage des îles par crainte des récifs, et bientôt ils se trouvaient entourés de toute la population des terres
CANOT DE BLANCHE BAI (mÉLANÉSIE)
D’après une photographie.