HACHE
DE l’Époque ciielléenne Osinche.
(Collection RvXot.)
l’homme et la terre
tomba le géant Goliath et, dans les pays d’Orient, les bergers de la Susiane, qui ne s’aventurent point dans les pâturages sans avoir leur fronde suspendue à l’épaule, s’imaginent tous être autant de David pour le coup d’œil et l’adresse ^
Quand la pierre, l’arme primitive, se brisait sur la roche voisine, celui qui l’avait lancée observait à son gré le taillant des arêtes et les ramassait pour de nouvelles besognes, le coup, la coupure, le grattage. De très longs siècles, des cycles s’écoulèrent, nous le savons, pendant lesquels les hommes apprirent à se servir des silex, des obsidiennes ou autres pierres à éclats coupants pour en faire leurs instruments
usuels, utilisés à l’infini, comme nous employons aujourd’hui les clous, les aiguilles, les épingles, les grattoirs. C’est par milliards et par milliards que le travail incessant de la vie au dehors et du ménage devait extraire du sol environnant de ces pierres tranchantes et perçantes, que l’on rejetait après usage dès que la taille en était émoussée. L’ouvrier intelligent, les retouchant avec adresse par de nouveaux coups donnés sur le saillant ou sur la pointe, parvint plus tard à les utiliser longtemps comme de vieux amis (Rutot).
Tels furent les objets de transition entre le bloc ou le caillou pri-