‹ L'homme [microforme]Chapitre 31 sur 55 · ES ANNE · texte numérisé non relu

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étages de la Science, il en occupe si évidemment le sommet : que la prédiction de Joseph de Maistre est déjà réalisée.

En effet, les hommes comme Humboldt ont énormément dis travaillé. Ils ont amassé et même réuni d'innombrables maté- É

à uni riaux; ils ont préparé, couru, regardé, constaté, amoncelé. É mo | Humboldt a su beaucoup de choses; mais ce n’est pas un 4 ets

savant, car il n’a rien synthétisé, même dans l’ordre pure- À de ment naturel,

Un découragement immense s’est emparé de ceux qui I rcgardaient seulement pour regarder; c’est que leur œuvre El est faite; ils ont amené, comme des ouvriers, la nature sous l'es es yeux de l’homme. Die

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Ni | Maintenant il s’agit de comprendre, et la science contem-

qi poraine est chargée de déchiffrer, à la lumière de l'Évangile, k rs | les caractères nombreux et confus qu’on a jetés sans ordre î Il devant nos yeux, pendant la nuit, Ce travail immense est font

commencé, la voie est indiquée, tracée, déblayée. La géologie SOFF

s’est retournée vers Moïse, et le centre de la terre s’est éclairé. É resp La physique, la chimie, l’histoire naturelle viennent tour touy à tour rendre témoignage, et proclament que leur plénitude Le est de vérifier scientifiquement l'exactitude scientifique de la 4 l’hor L. Bible. © chos

Pour résumer cet immense mouvement, qui est la descrip- | gran tion scientifique du globe, éclairé à la fois par les lumières gloir naturelles et les lumières surnaturelles, il faudrait indiquer La et caractériser les grands travaux qui contiennent et repré- le ch sentent la Science convertie. Sa

Sans exclure aucune des voies par lesquelies l’homme peut le su parvenir à la connaissance des causes, sans exclure aucun A des procédés que l'expérience ou la raison iui fournit, dans a Vordre naturel, la Science se place au sommet que le chris- fi |

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tianisme rend accessible, N’excluant rien, et profitant de toutes les clartés pour les fondre dans la lumière du vrai, distinguant toutes les choses, mais ne les séparant pas, unissant tout et ne confondant rien, elle peut jeter sur le monde un grand regard de vainqueur, un regard clair et pur,

et ce regard verrait, dans toute créature, l’image ou le vestige de la Très Sainte Trinité.

La véritable science dépasse et écrase tous les systèmes. Elle connaît les choses, telles qu’elles sont, non telles que l'esprit humain aime à les arranger ; elle les connaît telles que Dieu les a faites, non telles que l’homme les à rêvées.

Le système trouve dans la nature l’image ou le vestige de son propre caractère. La Science trouve dans la nature l’image et le vestige de Dieu.

Regardez l’homme éclairé!

S'il le veut, il s'empare des données de toutes les sciences

construit de lui-

même, parce que la lumière est là; et qu’en vertu de son

caractère, la lumière rassemble.

Il interroge le minéral, le végétal, l'animal, et tous lui font la même réponse; il classe les êtres, les sciences qui Correspondent à ces êtres et de tous côtés le nombre trois resplendit sur toutes les facettes, toujours identique, et toujours différent.

La création est un ‘plan incliné, l’homme, esprit et corps, relie le vi chose atteste Dieu, ja plus petite lu grande ne lui ressemble Pas encore gloire, et Sanctum Nomen Ejus.

La création est un cantique ; le chante, et la vie le prolonge.

Saint Paul disait à le suivit:

une échelle qui monte:

sible à l’invisible, toute i convient déjà, la plus ; les cieux racontent sa

la science l'épèle, et l’art

l’Aréopage, le jour où saint Denys

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ii CiViMUs, ed Movemur et sumus.

Il est impossible de lire ces

trois paroles sans penser aux trois personnes de la Trinité

divine.

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L'homme, dit saint Augustin, est, voit, aime, est, videt, amat.

In œternitate Dei viget, in veritate Dei lucet, in bonitate Dei gaudet.

Être, lumière, amour et joie.

O Père! 6 Fils! 6 Saint-Esprit! La terre est pleine de votre gloire!

Les créatures sont donc en rapport avec Dieu, et, toutes entre elles,

Le cardinal Wiseman, dans son discours sur les rapports de la Science de la religion révélée, constate le magnifique témoignage que rendrait au Verbe divin l’homme qui montrerait l’action religieuse pénétrant dans les parties les plus intimes de l’économie de la nature.

Au vrai savant incombe cette tâche immense. Promenant sur toutes les parties de la Science la lumière révélée, il. confronte avec le récit de Moïse toutes les théories relatives aux révolutions géologiques, toutes les traditions des peuples, et il lit partout les hommages volontaires ou involontaires qui sont rendus par la science et par l'histoire à la parole de Dieu. Il appelle le son, la lumière, la chaleur, l'électricité: le son, la lumière, la chaleur, l'électricité disent leurs secrets à l’homme et rendent témoignage à Dieu.

Plus le monde physique est connu, plus la vérité de la parole de Dieu éclate en lui. Chaque découverte est une hymne de gloire, Les matériaux sont amoncelés. Un rayon de lumière arrive d’une étoile : l’homme le décompose et sait s’il y a du fer dans l'étoile qui envoie le rayon. Un rayon de lumière part de la figure d'un homme : l’homme le fixe sur

S porte une parole:

Ô Dieu, que notre parole soit digne afin d’être portée par la

foudre! L'homme lui dit d’aller et de venir: la foudre

va et vient. La vapeur, la plus faible des choses, la vapeur traîne les masses énormes que nous la chargeons de traîner,

et devant elle,

sur notre ordre, les montagnes prennent la

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> une parole :

Jortée par la la foudre S, la vapeur S de traîner, prennent la

fuite pour nous livrer passage, et nous entr’ouvrons la terre, afin de la traverser, conduits, traînés, par une goutte d’eau. Le feu découvert dans l’intérieur des corps nous a livré le secret de sa présence. Toutes nos découvertes parlent de la solidarité universelle. Elles affirment non par la parole, mais par l'acte; elles montrent, même aux yeux du corps, les faits de la lumière, les faits de la vapeur, les faits de l'électricité. Elle réalise plusieurs vérités que le dix-huitième siècle eût prises pour des rêves.

C'est pour cette raison même que la prudence de l'esprit est imposée par une obligation rigoureuse, et particulièrement rigoureuse pour nous. Plus l’homme est hardi, plus il doit être prudent. Plus la Science est hardie, plus elle doit être prudente, Plus les réalités sont hautes, plus il faut éviter tout ce qui ressemblerait au rêve. L'homme a nié depuis longtemps les grandes vérités naturelles ou Surnaturelles; aussi est-il actuellement porté à les remplacer par des illusions. Il a nié le corps; il est tenté par le fantôme. Quant à nous, n'oublions jamais que l’ordre est la loi du monde naturel et la loi du monde surnaturel, Les saints, dans leurs plus grands transports, ont toujours été les plus prudents des hommes. L'erreur, au contraire, quand elle veut essayer des hauteurs, s'éloigne de la Science.

C'est que les hauteurs réclament une pureté de doctrine parfaite et irréprochable. Souvenons-nous toujours que la musique a pour base l’arithmétique et que le nombre est la loi de l’harmonie. L’exactitude la plus rigoureuse est la condition absolue du chant. Dans l'ordre surnaturel, ceux qui sont montés sans inconvénient présentent le spectacle d’une science pleine, assurée, qui se possède dans la paix. C'est surtout sur les hauteurs qu’il importe d’avoir le pied le plus ferme. Or, de tous les hommes, ceux qui ont eu le pied le plus ferme, ce sont les Saints, tandis que, dans le domaine de l’erreur, la paix s’écarte de l’hcinme qui, pour aller à Dieu, suit sa fantaisie, et l’hallucination se présente à lui, au milieu du chemin.

L'erreur croit toujours que l’ordre et l’amour sont contradictoires. L'Église est d’une sagesse surhumaïine. Saint

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