SCÈNE XVII
Les Mêmes, LOUISETTE, entrant par le fond avec son panier qu’elle pose devant la commode.
LOUISETTE *
Ouf! me voilà libre pour toute la journée...
MICHON
Louiselle, avance à l’ordre.
' Madeleine, Michon, Louisette.
Arrive ici.
MADELEINE
LOUISETTE
Oh! mon Dieu! quelles figures!... Il y avait donc quelque chose?...
MADELEINE
Louisette, nous nous séparons, Michon et moi.
Oh!...
LOUISETTE, avec chagrin.
Eh ben, oui... là. . pour des motifs qui ne regardent personne.
LOUISETTE
Ah ! mon Dieu !...
MICHON, à Louisette.
Avec qui que tu veux rester?
LOUISETTE, hésiianl.
Mais...
MICHON
Ah! parle franchement, carrément.
LOUISETTE
Eh ben, écoute, frère, lu es bon, mais...
MICHON
Hein?
LOUISETTE
Le plaisir t’entraîne un peu... Mon Dieu!... tu vas avec tes amis... tu fais bien... mais, pendant ce temps-là, c’est Madeleine qui veillait sur moi, qui travaillait pour moi... et je serais une ingrate... oui, une ingrate, de l’abandonner quand elle est seule au monde. (Madeleine loi tend les bras sans parler. Louisette s’y jette en pleurant. Michon très-ému, va tont en chancelant s’asseoir près de la table. Louisette allant h Michon.) Oh ! tu m’en veux, frère ?... (Madeleiuo s’assied près de la cheminée.)
MICHON
Non... tu as raison... (Se levant et l’embrassant.) Adieu... (Riant rorccmcnt.) Ah ! ben, pour être seul au monde, c’est moi qui y serai!... adieu, les enfants!... (Louisette retourne près de