SCÈNE XVII
T’as raison...
Pas d’ pardon!...
J’avais, comme plus d’un mari,
L’ bonheur à domicile; t
Et v’Ià que, comme un imbécile.
Je le perds aujourd'hui.
Oui, tout ça,
On 1’ saura.
Et de moi l'on dira :
C’est bien fait !
V’ià c’ que c’est Fallait pas qu’y aille! (Bis.)
C’est bien fait!
V’Jà c’ que c’est,
Fallait pas qu’y aille !...
C’est bien fait t
Adieu I... (Arrivé près de la porte du fond et, an moment do sortir, il tombe assis.)
MADELEINE, bas à Louisette.
Tiens... fille, 'prends c’te lettre... (Elle lui donne la lettre de Nini.)
LOUISETTE, bas.
Faut lire?...
MADELEINE, virement.
Nonl... (Elle lui fait signe de la déchirer. Louisette la déchire sans comprendre.)
MICHON, qui a vu ce mouvemont.
Ah!... (il se lève.)
MADELEINE, se levant.
Eh ben, ouil... grosse bête, viens donc m’embrasser!...
(Michon se précipite vers elle et l’embrasse avec effusion *.) VoiS-lU,
mon homme, nous ne sommes parfaits ni l'un ni l’autre, eh ben... on peut se perfectionner... mais faut commencer par s’aimer!...
MICHON, pleurant de joie.
Ma femme !... ah ! cré coquin ! il était lemps... ça me prenait le gosier... j’étouffais... Tu n’iras pas au bal ?...
MADELEINE
Si... dans un petit bal gentil... avec toi et Louisette...
MICHON
Ah ! i’avais envie de larmoyer, et maintenant v’ià que j’ai envie de danser!... C’est-y Dête, un homme!... oui, va, nous irons au bal!... et nous danserons !... et nous n’en manquerons pas une!... En avant la mélodie!... (ici, la porto
‘ Madeleine, Michon, Louisette.