LES PRECEDENS, PAMELA, FLORIGINY
FLORIGNT.
Prenez garde à mon boguel!.... William.... restez toujours à la tcte du cheral.... et qu'on voie bien cjue ce n'est pas un cabriolet de louage....
Air : Cet arbre apporté de Frooencs.
On f si forcé d'avoir éqiiip>ige
Pour ]>cii qu'on vrnillf èlre tlu bon Ion ,
El je n*»'6lime , en fait «le sullr.Tgc ,
Que celui (Ks gens à pliaëlon.
y.n (juiltMnt ma voilure U'jjère ,
(.iiaquc soir je suis hnniiliti
De in't nli mire apjiiauùir .lU p.Trterre
Tar (leit gtu!> qui bout vcixu!> ù i>ic>
PAMl LA.
I''li! nuHi Dieu! di'iiêcljons nous.... ('c n'est pa? pour la
ENIGME. i5
plôce nouvelle, puisque nous n'y jouons pas.... Mais il y a une autre répétition , qui est à onze heures précises.
FLORIGNY, tirant sa montre.
Eh bien !.... nniJl et demi?.... Les auteurs atlendront... J'ai dit hier au soir que j irais au bois de Boulogne.... Je n ai pas dit, il est vrai, que ce fût avec vous....
PAxMÉLA.
C'est égal.... On le saura.
FLORIGNY
J'y compte bien.... On es! si bavard dans ces théâtres.... Ahî c est M. Ernest, notre jeune auteur!.. On vous a dit, mon cher, combien j'étais désolé de ne pas pouvoir jouer votre rôle; mais examinez un peu ma position ! Je joue les EUeviou dans un théâtre, seconJaire, il est vrai!.... 3Iais enfin , si on trouve que j'ai un talent du premier ordre, ce n'eit pas ma faute.
ERNEST
Non , sans doute...
FLORIGNY
Si le public aime à me voir... je ne peux pas me prodi-
F.RNEST.
guer !
D'accord...
FLORIGNY
Je cherche , au contraire, à me rapprocher le plus possible des grands acteurs , je joue rarement... Je prends de-î congés... J'ai même été obligé de louer une petite maison de campagne à Saint-Cloud.
Al a : Dans cette maison à quinze ans,
Ali ! c'est terrible , croyez-moi ;
Mon existence est opprimée ,
Enfia je ne suis phis à moi ,
Je me dois à ma renomnii-e.
Je suis bien à plaindre vraitaent ;
C'est dlionnenr , plus je l'eiamine ,
Un malheur d'avoir du talent.
ERNEST
Allons , le mal n'est pas si grand Que Monsieur se l'imagine.
Et si au moins mademoiselle voulait ne pas refuser mon rôle 1
PAMÉLA
Eh ! mon Dieu, en hiver... je ne demanderais pas mieux... Mais , en été... impossible l Je suis comme Monsieur... j ai aussi ma maison de campagne...
FLORIGNY
Oui , nous avons loué dans le même endroit... Si Monsieur voulait nous faire le plaisir de venir din.er...
ERNEST , froidement.
Je ne puis donc pas espérer... Monsieur , que vous voudrez bien...
FLORIGNY
Non , ne me pressez pas davantage... parce vous me désespérez, s'il faut vous le dire... Le rôle ne me convient pas... Vous y avez mis de la sensibilité... Que diable 1 Elleviou jouait les mauvais sujets, vous devez le savoir! Et puiv vous mettez là dedans des airs de vaudeville... Elleviou préferait l-cs rondeaux...
ERNEST
Oui , Monsieur ; mais Elleviou chantait.
FLORIGNY
Il chantait... il chantait , parce que cela lui plaisait... Je nt vois pas la nécessité , quan I on prend quclqu un pour modèle , de le copier servilement en tout...
ERNEST
Cependant quelques personnes qui s'intéressent à moi , m'avaient fait espérer que par égaid pour leur recommandation... (^Montrant i'Homme Noir.) i\lonsieur, par exemple. . .
FLORIGNY
Et parbleu! quand ce serait... ( Apercevant l'Homme Noir (^tii le salue. ^ Qu'ai-je vu ?... P.unela... c est lui...
lAMÎLA.
YAi bien ! qu'avcz-vors donc ? Quel est cet homme?...
1 Loin G N Y.
Silence ! je vous TeNj liquerai.
l'homme
l'homisie isoiR, las à Ernest.
lis joueroul... je vous en rrponds !
Dl.l<'OllR.
Oui, jeune homme , ils [ourront.
LES PRECEDEiNS, MALAGA, UN GENDARME.
MAiiAGA , montrant l'Homme Noir.
Tenez... Monsieur , d'après ce que vous me diles... je crois que c'est lui...
( Pendant que le gendarme s'approche de l'Homme Noi'r, DIaJaga dit has à î^ufour. )
Dires donc. . . une ordonnance de la part du Ministre. • .
DUFOLR.
Vous croyez, • .